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TRIAGE ET TRAITEMENTS DES SEMENCES A LA FERME Economique et pratique

Depuis 7 ans, Arnold Lafosse, polyculteur-éleveur à Saint-Pierre-du-Fresne dans le Calvados, fait appel à la société SCS pour le triage et le traitement de ses semences à la ferme. « Economique et pratique », plaide-t-il

« Le jour J, le camion arrive tout équipé. En 3 heures, on a tout passé. Il suffit d'un terrain plat, il n'y a que l'électricité à leur fournir », apprécie Arnold Lafosse.
« Le jour J, le camion arrive tout équipé. En 3 heures, on a tout passé. Il suffit d'un terrain plat, il n'y a que l'électricité à leur fournir », apprécie Arnold Lafosse.
© TG

Au lieu-dit « Les Haies Tigards » à St-Pierre-du-Fresne non loin de Villers-Bocage (14), le matériel est presque aligné au cordeau et seuls quelques fétus de paille apportés par le vent dansent dans la cour de l'exploitation. Une rigueur que l'on retrouve dans les propos du Maître de Cérémonie à l'évocation de sa stratégie d'entreprise. Arnold Lafosse s'est installé en 2014 et exploite désormais 135 ha dont 107 ha de cultures de vente et 28 ha de prairies valorisées par une troupe de 35 vaches allaitantes de race Charolaise.

 

Jusqu'à 9 cultures différentes

Dans son assolement et selon les années, de 7 à 9 cultures différentes : colza, blé, orge d'hiver, orge brassicole, colza, féverole, lin, maïs grain et depuis 2 ans du tournesol. Histoire de ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier, mais aussi « pour étaler ma charge de travail » sur une exploitation où il travaille seul et qui compte plusieurs sites.

Arnold Lafosse a fait le choix de la semence fermière pour des raisons économiques même s'il faut semer un peu plus épais. « Entre 40 et 50 % de gain », estime-t-il tout en se fournissant parallèlement auprès de sa coopérative pour s'approvisionner en nouvelles variétés.

 

Bien trier

Première opération : le triage (20 à 30 % de déchets) qui demande un matériel très performant « pour éliminer jusqu'aux graines de ray-grass qui devient un vrai problème ». La seconde : le traitement, ou pas d'ailleurs. « Je ne fais pas de systématique, c'est en fonction des parcelles et du précédent. Là où il y a un risque de piétin échaudage, je m'autorise un Latitude® par exemple ». Une stratégie à géométrie variable qui va dans le sens du respect de l'environnement. D'ailleurs, quand on évoque un appauvrissement de la biodiversité, Arnold ne partage pas le constat dans son microcosme où la haie fait partie intégrante du paysage.

 

Du matériel et des hommes

Arnold Lafosse travaille avec le même prestataire depuis 7 ans, la SCS Hoste basée à Bourguébus (14). Il y apprécie les machines et les hommes. Des machines pointues (équipées de groupes électrogènes) avec un gros débit de chantier (du 40 qt/h en big-bag). Des hommes au savoir-faire aguerri et qui font équipe avec lui tout au long du chantier. « Il faut prendre rendez-vous environ 3 semaines avant. On nous propose alors différentes dates en fonction du planning. Le jour J, le camion arrive tout équipé. En 3 heures, on a tout passé », conclut-il.

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