Aller au contenu principal

Pollinisation des abeilles sur le rendement du colza.

Les abeilles plus rentables que les pesticides pour la culture du colza ? La diffusion d’un communiqué de presse de l’Inra et du CNRS qui l’affirme, publié dans l’Eure agricole et rurale le 17 octobre, mérite un éclairage de Terres Inovia.

Terres Inovia donne son éclairage sur une étude
récente de l’Inra et du CNRS
Terres Inovia donne son éclairage sur une étude
récente de l’Inra et du CNRS
© PIXABAY

En ce qui concerne la contribution des insectes pollinisateurs au rendement du colza, les résultats de l’étude de l’Inra sont bien conformes à l’ensemble des connaissances actuelles. On peut toutefois remarquer que les chiffres mis en avant dans la communication reprennent les valeurs extrêmes des observations.

Le bénéfice réel des pollinisateurs que peuvent attendre les producteurs sera généralement moindre et très variable – mais reste malgré tout à préserver dans une approche gagnant-gagnant (agriculteur/pollinisateurs/apiculteurs).

Le fait d’interdire l’accès aux insectes par outils d’exclusion sur les hampes de colza réduit la nouaison de 30 %. Ce chiffre est totalement en cohérence avec les références actuelles. Il est représentatif de la contribution maximale attendue des insectes pollinisateurs à la production grainière du colza.

Mais attention, il ne représente pas l’impact attendu sur le rendement. La pollinisation a un impact sur une des composantes de rendement du colza, le taux de nouaison (nombre de siliques), mais n’impacte pas le nombre de graines par siliques ou le PMG.

Faire le lien direct entre taux de nouaison et rendement est donc un raccourci. De plus, on note dans l’étude et d’autres études un effet « année » fort : en effet dans l’étude CNRS-Inra c’est la différence d’abondance d’abeilles entre années qui explique les différences de taux de nouaison, si on se penche sur les données année par année, l’abondance de pollinisateurs et le taux de nouaison ne sont pas du tout liés. Cette variabilité est bien connue (les conditions climatiques influencent l’abondance des pollinisateurs et l’élaboration du rendement).

Les résultats de cette étude du côté de l’analyse technico-économique de la culture du colza souffrent de plusieurs limites méthodologiques fondamentales, qui amène à considérer que les résultats de cette étude sont peu interprétables et exploitables en l’état et que les conclusions technico-économiques ne sont pas utilisables.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Eure Agricole.

Les plus lus

Le contrôle de levage, un impératif de sécurité pour les employeurs.

Moins connu que le diagnostic pulvérisateur, le contrôle de levage constitue pourtant une obligation réglementaire pour toute…

Suivi des stades du lin fibre (semaine du 16 au 19 mai).
Le Bulletin de santé du végétal.

Sur les 30 parcelles de blé tendre observées toutes ont désormais démarré l'épiaison, il s'agit donc de la fin de la phase de…

7 Mha de vignes sont recensés en 2025, soit - 0,8 % par rapport à 2024.
La consommation mondiale de vin a continué de décliner en 2025.
La consommation mondiale de vin a continué de décliner en 2025, de 2,7 % sur un an, à un niveau inédit depuis 1957, selon…
L'évolution du Smic conduit à un rattrapage des trois premiers paliers de la grille nationale.
Revalorisation du Smic au 1er juin 2026 à 12,31 €.
L'Insee a constaté une hausse de l'indice des prix à la consommation, principalement due à l'augmentation des prix de l'énergie…
" Une mauvaise récolte, un aléa climatique, une chute des cours et l'exploitant agricole peut se retrouver avec de lourdes pertes de revenus. Jusqu'ici, accéder au RSA impliquait de fournir un bilan comptable annuel pour justifier de la baisse de revenus et d'attendre des mois pour obtenir le RSA. Un agriculteur frappé par une sécheresse en été doit attendre le printemps suivant pour faire valoir ses droits. Ce système est injuste et inadapté pour les agriculteurs", a justifié l'exécutif dép...
Un RSA agricole expérimenté à partir du 1er juillet.
C'est à La Pyle vendredi dernier, sur l'exploitation d'Alexandre Porte (membre de l'association REAGIR) et en présence notamment…
Le rendement apparent par vache laitière (VL) a fortement progressé, compensant une nouvelle baisse du cheptel.
Lait : retour sur terre.
En dépit de la pression sanitaire, l'élevage laitier a vécu une année 2025 d'exception. 2026 pourra difficilement faire mieux.
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 185€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site l'Eure Agricole
Consultez le journal l'Eure Agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal de l'Eure Agricole