Aller au contenu principal

Plaidoyer pour une agriculture conquérante à Epreville-en-Lieuvin.

La Fête de la Pomme, rendez-vous de rentrée de la majorité régionale conduite par Hervé Morin, s’est tenu ce dimanche à Epreville-en-Lieuvin (27) avec Valérie Pécresse en guest-star.

Hervé Morin et Valérie Pécresse en phase sur la nécessité de
se rassembler dans la dernière ligne droite à la présidentielle.
Hervé Morin et Valérie Pécresse en phase sur la nécessité de
se rassembler dans la dernière ligne droite à la présidentielle.
© TG

Ils étaient 700 élus, de la Normandie Conquérante, à avoir répondu à l’invitation de leur chef de file pour une rentrée politique plus estivale qu’automnale. A quelques mois de la présidentielle, Hervé Morin avait invité Valérie Pécresse, candidate à la primaire de droite et présidente du conseil régional d’Île-de-France depuis 2015, a dévoiler son programme. Une candidate qu’il soutient désormais officiellement.

 

La candidate des territoires ruraux

Renvoyant dos à dos Emmanuel Macron, « l’homme de l’immobilisme », et Marine Le Pen qui incarne « la démagogie et le déclinisme », Valérie Pécresse se revendique comme une « candidate des territoires ruraux. La France rurale c’est le creuset de l’avenir, mais il faut en finir avec le centralisme jacobin ». Et de tacler au passage le président de la République à son retour de Marseille à travers « une égalité de traitement entre les territoires urbains et les territoires ruraux ».

Dans une région où l’agriculture constitue un poids lourd de l’économie, l’ex-ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche de mai 2007 à juin 2011 sous la présidence de Nicolas Sarkozy a dévoilé sa main verte. « Nous croyons à notre agriculture. Il faut donner confiance aux jeunes pour qu’ils reprennent les exploitations », dans le cadre d’une agriculture plurielle « avec des circuits courts et de l’export. Il faut réindustrialiser notre pays tout en étant leader de la transition écologique. Une écologie de progrès et de solutions. Il ne faut pas se faire dominer par les idéologies ».

 

Primaire ou sondage

Valérie Pécresse a fait sien le slogan normand en assumant « une présidentielle conquérante où rien n’est joué d’avance ». Et Hervé Morin de rebondir en invitant son auditoire à « être attentif à la méthode avec une primaire ouverte, car on ne peut pas se fier aux sondages ». Cette méthode c’est aussi « écrire les textes avant les élections pour que les Français sachent ce que l’on veut faire et pour les mettre en application au plus vite ». Avant de conclure : « on n’a pas d’autre choix que d’être rassemblés. Un seul candidat, ça ne peut pas être autrement » . Une feuille de route partagée par Valérie Pécresse.

 

La transition énergétique en débat

Deux tables rondes portant sur la santé et la transition énergétique ont précédé les allocutions des présidents de Région avec l’environnement en fil rouge. « Un formidable facteur de croissance si on le porte intelligemment. Il y a des milliers d’emplois purs et durs derrière le recyclage ». De quoi réjouir momentanément le Vert le plus radical avant que les lignes de ruptures n’apparraissent. « Il n’y a pas d’autres solutions que d’avoir du nucléaire pour lutter contre le réchauffement climatique ». Dans ce mixe énergétique décarboné pour lequel la Normandie Conquérante veut changer de braquet, on retrouve également l’éolien offshore, le solaire au sol comme à l’aéroport de Deauville, mais « pas sur des terres agricoles » ou bien encore l’hydrogène. Sur ce dernier sujet, la Fête de la Pomme a levé un voile : une voiture à l’hydrogène française offrant 1 000 km d’autonomie. La « Machina », conçue par la société Hopium, sera commercialisée en 2025.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Eure Agricole.

Les plus lus

Le contrôle de levage, un impératif de sécurité pour les employeurs.

Moins connu que le diagnostic pulvérisateur, le contrôle de levage constitue pourtant une obligation réglementaire pour toute…

Suivi des stades du lin fibre (semaine du 16 au 19 mai).
Le Bulletin de santé du végétal.

Sur les 30 parcelles de blé tendre observées toutes ont désormais démarré l'épiaison, il s'agit donc de la fin de la phase de…

7 Mha de vignes sont recensés en 2025, soit - 0,8 % par rapport à 2024.
La consommation mondiale de vin a continué de décliner en 2025.
La consommation mondiale de vin a continué de décliner en 2025, de 2,7 % sur un an, à un niveau inédit depuis 1957, selon…
L'évolution du Smic conduit à un rattrapage des trois premiers paliers de la grille nationale.
Revalorisation du Smic au 1er juin 2026 à 12,31 €.
L'Insee a constaté une hausse de l'indice des prix à la consommation, principalement due à l'augmentation des prix de l'énergie…
" Une mauvaise récolte, un aléa climatique, une chute des cours et l'exploitant agricole peut se retrouver avec de lourdes pertes de revenus. Jusqu'ici, accéder au RSA impliquait de fournir un bilan comptable annuel pour justifier de la baisse de revenus et d'attendre des mois pour obtenir le RSA. Un agriculteur frappé par une sécheresse en été doit attendre le printemps suivant pour faire valoir ses droits. Ce système est injuste et inadapté pour les agriculteurs", a justifié l'exécutif dép...
Un RSA agricole expérimenté à partir du 1er juillet.
C'est à La Pyle vendredi dernier, sur l'exploitation d'Alexandre Porte (membre de l'association REAGIR) et en présence notamment…
Le rendement apparent par vache laitière (VL) a fortement progressé, compensant une nouvelle baisse du cheptel.
Lait : retour sur terre.
En dépit de la pression sanitaire, l'élevage laitier a vécu une année 2025 d'exception. 2026 pourra difficilement faire mieux.
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 185€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site l'Eure Agricole
Consultez le journal l'Eure Agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal de l'Eure Agricole