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A la ferme des Peupliers à Flipou, le plan de relance fait aussi campagne.

La ferme des Peupliers, pilotée par Antoine et Edouard Chedru et lauréate France Relance, a accueilli le 1er mars Jérôme Filippini. L’occasion pour le préfet de l’Eure de dresser un bilan d’étape du plan de relance 6 mois après son lancement.

« Les projets d’agrandissement et de modernisation étaient dans les tuyaux depuis quelque temps, mais en stand-by à cause de la crise sanitaire. Nous étions tenus par l’incertitude des marchés. La procédure d’aide est rapide et les délais de réalisation des travaux également. Nous avons déjà lancé les premières commandes », ont commenté les frères Chedru.
« Les projets d’agrandissement et de modernisation étaient dans les tuyaux depuis quelque temps, mais en stand-by à cause de la crise sanitaire. Nous étions tenus par l’incertitude des marchés. La procédure d’aide est rapide et les délais de réalisation des travaux également. Nous avons déjà lancé les premières commandes », ont commenté les frères Chedru.
© TG

« Respecter et mettre en valeur le patrimoine laitier de notre territoire, développer de manière équilibrée nos activités agricoles d’élevage et de transformation du lait, proposer des produits ultrafrais au goût unique en travaillant le lait de nos vaches... Telles sont nos raisons d’être », ont résumé devant le représentant de l’Etat Antoine et Edouard, 4e génération de Chedru à se succéder depuis 1947 à la tête de la ferme familiale. Une grosse ferme certes, mais on est encore loin du gigantisme. 550 ha, 340 vaches laitières, 2,9 millions de litres de lait produits dont 2 millions transformés sur place, 8,7 Me de chiffre d’affaires, mais sur 3 sites « à taille humaine : 200, 80 et 60 VL » qui font vivre 53 salariés. « Un temps plein pour 6 vaches laitières et 10 ha, se plait à faire remarquer Antoine. Chaque hectare et chaque vache à travers le circuit court crée de l’emploi et de la valeur ajoutée ». Dernier chiffre à retenir : 63. C’est le nombre de médailles décrochées depuis 2005 par la ferme des Peupliers au CGA (Concours Général Agricole) de Paris. « Un SIA qui nous manque cette année », fait-on remarquer à Flipou.

 

Malgré la crise sanitaire

« Je tiens à saluer les entreprises qui se démènent face à la crise sanitaire », a planté en guise de décor Jérôme Filippini. « Les projets d’agrandissement et de modernisation étaient dans les tuyaux depuis quelque temps, mais en stand-by à cause de la crise sanitaire. Nous étions tenus par l’incertitude des marchés », lui ont répondu Antoine et Edouard. Mais est arrivé le plan de relance qui a servi d’accélérateur. Un plan de relance voulu et porté à bout de bras par le président de la République. « La véritable ambition de France Relance n’est pas tant dans l’importance des moyens mobilisés pour soutenir l’activité à court terme que dans la philosophie de transformation qui sous-tend le plan. Il y a deux façons de concevoir un plan de relance. La première : reconduire à l’identique l’existant, déverser des milliards de subventions, y compris dans les secteurs dont on sait qu’ils ne peuvent plus opérer comme avant. La seconde : transformer le risque en chance, le risque en opportunité en investissant prioritairement dans les domaines les plus porteurs, ceux qui feront l’économie et créeront les emplois de demain. C’est le choix que nous faisons, celui de l’avenir, de la projection. Avec France Relance, nous voulons construire aujourd’hui la France de 2030 », avait insisté Emmanuel Macron au lancement de l’initiative.

Alors, à la ferme des Peupliers, on a relevé le défi avec pour objectif de se donner les moyens de relancer une dynamique de croissance et de développement tout en prenant en compte dans les investissements l’amélioration du confort de travail des collaborateurs et la réduction de l’empreinte environnementale. Déja certifiée HVE (Haute Valeur Environnementale), la neutralité carbone est dans le viseur pour 2025. Par ailleurs, les panneaux photovoltaïques couvrent déjà 80 % des besoins en électricité pendant que l’autonomie énergétique pourrait devenir réalité dans quelques mois. Le montant des investissements, dont la création d’une unité de méthanisation, s’élève à 1 090 000 e dont 545 000 e de subvention. A la clé, la création de 14 emplois sur 3 ans sans parler de l’activité induite par les travaux pour lesquels les entreprises locales ont été privilégiées. Un circuit du champ à la cuillère prêt à accueillir 8 000 visiteurs par an quand la crise sanitaire ne sera qu’un mauvais souvenir. « Une année de stress, reconnaissent Antoine et Edouard Chedru avant de saluer le niveau de coopération avec l’Etat : vous avez su faire ce qu’il fallait pour préserver le moral des troupes. Nous avons été impressionnés par l’accompagnement de votre administration sur ce projet ».

« Restez ambitieux », a conclu Jérôme Filippini.

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