Aller au contenu principal

Groupe Depestel : nouveau teillage dans le Vexin.

Une année 2020 placée sous le signe du développement et de la préparation à la transmission de l’entreprise familiale.

Vincent et Marc Depestele, les deux dirigeants
de l’entreprise, et leurs enfants, Romain et Valentin.
Vincent et Marc Depestele, les deux dirigeants
de l’entreprise, et leurs enfants, Romain et Valentin.
© DEPESTELE

Le groupe Depestel va construire un troisième teillage. Il sera situé dans l’Eure, sur les communes de Frenelle en Vexin et Saussay la Campagne.

Cet investissement va permettre au teilleur privé d’installer un outil de production au coeur d’une zone de production de 5 000 hectares de lin.

« Sur cette zone du Vexin, nous teillons un peu plus de 3 000 hectares sur les 13 000 ha de lin teillé par le groupe. Les balles de lin viennent pour le moment sur le teillage de Valmartin. Cette relocalisation va réduire les coûts logistiques car le lin va rester sur place. Tout ceci est complètement cohérent avec l’image de naturalité du lin. Les liniculteurs vont pouvoir venir au teillage, nous espérons que ces relations de proximité donneront confiance et professionnaliseront la culture du lin. Avoir un outil de transformation au pied de leurs exploitations doit encourager les producteurs à investir dans du matériel performant » explique Vincent Depestel.

 

RELOCALISER LA TRANSFORMATION DU LIN

Cette relocalisation sur le lieu de production est en phase avec la politique RSE du groupe qui va embaucher une quarantaine de personnes pour faire fonctionner le nouveau site. Le bâtiment sera conçu pour minimiser la pollution sonore et d’autres projets sont en cours en faveur du bien-être au travail des futurs salariés.

Pour Marc et Vincent Depestel, que la période soit bonne ou mauvaise, la construction de ce troisième site doit se faire pourl ’évolution du groupe familial qui prépare la troisième génération à reprendre les rênes. Valentin, le fils de Marc et Romain, le fils de Vincent baignent dans le lin depuis toujours et sont prêts à poursuivre ce que leur grand-père a commencé en 1949. Les deux cousins ont envie de travailler ensemble, apportant chacun leurs compétences : Valentina fait l’école de commerce Neoma, dans le domaine de la finance et de l’administratif. Il est aujourd’hui responsable du site de Caen. Romain a un BTS ACSE en poche et est actuellement technico-commercialsur la zone du Vexin. Il sera responsable du site de l’Eure.

 

UNE TRANSMISSION BIEN PRÉPARÉE

« Je suis accompagné par mon oncle dans toutes les démarches administratives concernant le futur teillage. Cela fait trois ans que nous travaillons dessus. Il y a eu des montagnes d’études. Le permis de construire sera déposé en janvier et un dossier Loi sur l’Eau est en cours. Être en charge du dossier me permet de découvrir le monde de l’administration» ajoute Romain qui a également beaucoup travaillé sur la partie bien-être au travail. « Pour que les jeunes puissent être en capacité de diriger l’entreprise, pas de cuillère en argent mais du travail. Les jeunes sont passés dans tous les services, pour découvrir l’approche industrielle mais également les ressources humaines. Durant ces 12 derniers mois ils ont vécu une expérience unique. Ils ont connu la violence d’une pandémie, ils ont été confrontés à l’arrêt du marché, à l’arrêt des teillages, ce qui n’était jamais arrivé » ajoute Vincent Depestel. Les dirigeants et leurs enfants se sont engagés dans un programme d’accompagnement dans le cadre du dispositif « accélérateur de croissance » de Bpifrance pour que la transmission familiale se fasse dans les meilleures conditions. « Transmettre aux enfants donne de l’énergie pour finir sa carrière. Une entreprise doit se préparer à cela. La succession doit s’anticiper pour que tout se fasse dans les meilleures conditions possibles. J’accompagne les jeunes comme mon père m’a accompagné quand j’ai repris en 1982 » précise Marc Depestel.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Eure Agricole.

Les plus lus

Le contrôle de levage, un impératif de sécurité pour les employeurs.

Moins connu que le diagnostic pulvérisateur, le contrôle de levage constitue pourtant une obligation réglementaire pour toute…

Suivi des stades du lin fibre (semaine du 16 au 19 mai).
Le Bulletin de santé du végétal.

Sur les 30 parcelles de blé tendre observées toutes ont désormais démarré l'épiaison, il s'agit donc de la fin de la phase de…

7 Mha de vignes sont recensés en 2025, soit - 0,8 % par rapport à 2024.
La consommation mondiale de vin a continué de décliner en 2025.
La consommation mondiale de vin a continué de décliner en 2025, de 2,7 % sur un an, à un niveau inédit depuis 1957, selon…
L'évolution du Smic conduit à un rattrapage des trois premiers paliers de la grille nationale.
Revalorisation du Smic au 1er juin 2026 à 12,31 €.
L'Insee a constaté une hausse de l'indice des prix à la consommation, principalement due à l'augmentation des prix de l'énergie…
" Une mauvaise récolte, un aléa climatique, une chute des cours et l'exploitant agricole peut se retrouver avec de lourdes pertes de revenus. Jusqu'ici, accéder au RSA impliquait de fournir un bilan comptable annuel pour justifier de la baisse de revenus et d'attendre des mois pour obtenir le RSA. Un agriculteur frappé par une sécheresse en été doit attendre le printemps suivant pour faire valoir ses droits. Ce système est injuste et inadapté pour les agriculteurs", a justifié l'exécutif dép...
Un RSA agricole expérimenté à partir du 1er juillet.
C'est à La Pyle vendredi dernier, sur l'exploitation d'Alexandre Porte (membre de l'association REAGIR) et en présence notamment…
Le rendement apparent par vache laitière (VL) a fortement progressé, compensant une nouvelle baisse du cheptel.
Lait : retour sur terre.
En dépit de la pression sanitaire, l'élevage laitier a vécu une année 2025 d'exception. 2026 pourra difficilement faire mieux.
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 185€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site l'Eure Agricole
Consultez le journal l'Eure Agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal de l'Eure Agricole