Aller au contenu principal

De bons plats dans un distributeur en libre-service !

Se réinventer pour survivre. Tel est le crédo des professionnels touchés par la crise économique liée à la Covid-19. Le traiteur Mamie Jotes propose, comme bon nombre de ses confrères, des plats à emporter mais va plus loin dans sa démarche en s’associant au Gaec de la Chapelle Brestot. Découverte…

La ferme de Lucie Delavoipierre à Rougemontiers propose les plats du traiteur dans son distributeur.
La ferme de Lucie Delavoipierre à Rougemontiers propose les plats du traiteur dans son distributeur.
© DR.

« Depuis mars dernier, la situation est très compliquée. Nous avons très peu travaillé. Après le premier confinement, nous avons pu réaliser quatre petites cérémonies… Entre mars et novembre 2020, nous avons fait 10 % de notre chiffre sur la même période l’année précédente. Nous avons perdu 170 000 euros de CA », lance Christophe Riboulet, traiteur chez Mamie Jotes avec sa femme Régine et producteur de spectacle à Bourg-Achard. Pris dans la tornade de la Covid-19, les époux ont commencé à « baisser les bras. C’était un cauchemar. Nous avons puisé dans notre trésorerie et nos économies. Nos 14 années d’installation ont été réduites à néant en 9 mois ». Mamie Jotes a dû contracter un prêt garanti par l’Etat pour survivre. « Aujourd’hui, nous commençons à percevoir les premières aides du gouvernement. Cela nous permet de respirer légèrement. Le moral n’est pas vraiment là mais nous nous battons ».

 

UNE BELLE ASSOCIATION

« Depuis quelques temps, nous avions en tête l’idée de faire de le vente à emporter comme les collègues. Rien d’original mais c’est notre façon de maintenir la tête hors de l’eau. Un jour, Lucie Delavoipierre du Gaec de la Chapelle Brestot nous a gentiment proposé de nous mettre à disposition deux ou trois casiers dans le distributeur libre-service installé sur l’exploitation de Rougemontiers». Ces casiers réfrigérés, joliment nommés Lulu Market, sont en place depuis le mois d’avril dernier. Ils permettent d’écouler des produits de l’exploitation de Lucie Delavoipierre mais également de producteurs voisins.

Christophe et Régine Riboulet alimentent, donc, leurs casiers avec des plats à emporter « cuisinés avec nos propres produits ou ceux de la ferme de la Chapelle Brestot. Dernièrement, nous avons proposé une blanquette de veau traditionnelle et ses pommes deterre. La viande et les légumes provenant du Gaec ». Le traiteur Mamie Jotes aime la cuisine du monde et peut, ainsi, proposer une choucroute bavaroise, une paëlla brésilienne, une noix de joue de boeuf en carbonnade, un couscous royal ou encore un bon cassoulet toulousain. « En semaine, les casiers ne fonctionnement vraiment pas du tout mais les ventes du weekend, une centaine de parts à emporter et une soixantaine dans les casiers, nous permettent de garder le moral. C’est primordial ».

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Eure Agricole.

Les plus lus

Le contrôle de levage, un impératif de sécurité pour les employeurs.

Moins connu que le diagnostic pulvérisateur, le contrôle de levage constitue pourtant une obligation réglementaire pour toute…

Suivi des stades du lin fibre (semaine du 16 au 19 mai).
Le Bulletin de santé du végétal.

Sur les 30 parcelles de blé tendre observées toutes ont désormais démarré l'épiaison, il s'agit donc de la fin de la phase de…

7 Mha de vignes sont recensés en 2025, soit - 0,8 % par rapport à 2024.
La consommation mondiale de vin a continué de décliner en 2025.
La consommation mondiale de vin a continué de décliner en 2025, de 2,7 % sur un an, à un niveau inédit depuis 1957, selon…
L'évolution du Smic conduit à un rattrapage des trois premiers paliers de la grille nationale.
Revalorisation du Smic au 1er juin 2026 à 12,31 €.
L'Insee a constaté une hausse de l'indice des prix à la consommation, principalement due à l'augmentation des prix de l'énergie…
" Une mauvaise récolte, un aléa climatique, une chute des cours et l'exploitant agricole peut se retrouver avec de lourdes pertes de revenus. Jusqu'ici, accéder au RSA impliquait de fournir un bilan comptable annuel pour justifier de la baisse de revenus et d'attendre des mois pour obtenir le RSA. Un agriculteur frappé par une sécheresse en été doit attendre le printemps suivant pour faire valoir ses droits. Ce système est injuste et inadapté pour les agriculteurs", a justifié l'exécutif dép...
Un RSA agricole expérimenté à partir du 1er juillet.
C'est à La Pyle vendredi dernier, sur l'exploitation d'Alexandre Porte (membre de l'association REAGIR) et en présence notamment…
Le rendement apparent par vache laitière (VL) a fortement progressé, compensant une nouvelle baisse du cheptel.
Lait : retour sur terre.
En dépit de la pression sanitaire, l'élevage laitier a vécu une année 2025 d'exception. 2026 pourra difficilement faire mieux.
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 185€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site l'Eure Agricole
Consultez le journal l'Eure Agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal de l'Eure Agricole