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Conseil agricole européen : Quels dossiers chauds pour la rentrée ?

Au menu de la première réunion du semestre entre ministres de l’Agriculture de l’UE : La réforme de la PAC - la stratégie « de la ferme à la table » - et son articulation avec la PAC - et les conséquences de la pandémie pour les marchés agricoles.

La politique agricole commune a subi plusieurs vagues
de réformes, afin d’adapter la politique à un monde en mutation
La politique agricole commune a subi plusieurs vagues
de réformes, afin d’adapter la politique à un monde en mutation
© Infographie Union européenne - traduction Cominfop

Les ministres de l’Agriculture de l’UE se sont réunis le 20 juillet, physiquement à Bruxelles pour la première fois depuis que l’épidémie de coronavirus a atteint l’UE, pour faire le point avec la présidence allemande du Conseil qui vient de prendre ses fonctions, sur les principaux dossiers des mois à venir : la réforme de la Pac, la stratégie « de la ferme à la table » et les conséquences de la pandémie pour les marchés agricoles.

Si les dirigeants européens sont parvenus quelques jours auparavant à trouver un terrain d’entente sur le prochain cadre financier pluriannuel de l’UE, la discussion entre les Vingt-sept sur la future Pac pourrait enfin entrer dans le vif du sujet. Car depuis près de deux ans ces débats s’en sont souvent tenus à des questions techniques ou très générales. La présidence allemande, qui espère obtenirun accord politique du Conseil sur ce dossier dès le mois d’octobre pour dans la foulée entamer des négociations avec le Parlement européen, va demander aux ministres de répondre à trois questions portant sur le verdissement de la Pac :« Quelles sont les flexibilités de planification et de mise en oeuvre que vous jugez nécessaires pour soutenir une mise en oeuvre uniforme à l’échelle européenne des éco-régimes du premier pilier ? » ; « quels critères considérez-vous comme décisifs pour encadrer ce dispositif à l’échelle de l’UE ? » ; et enfin, « pensez-vous qu’il serait utile de fixer un pourcentage minimum uniforme à l’échelle de l’UE pour les zones et éléments non productifs ? Et certaines zones productives devraient-elles également être prises en compte dans ce pourcentage ? ».

 

ECO-RÉGIMES

Lors de la réunion du comité spécial Agriculture, le 13 juillet, un certain nombre de délégations ont fait part de leurs préoccupations concernant ces questions qu’elles jugent trop étroites. Elles préféreraient aborder la question plus large du caractère volontaire ou obligatoire des éco-régimes. Dans une déclaration conjointe sur les liens entre la Pac, le Green deal et la pandémie de Covid-19 qu’ils présenteront à l’occasion de ce Conseil Agriculture, les ministres du groupe de Visegrad élargi (République tchèque, Hongrie, Pologne et Slovaquie plus la Bulgarie et la Roumanie) préviennent que la future Politique agricole de l’UE devra avant tout assurer un approvisionnement régulier, continu et suffisant en denrées alimentaires sûres et de qualité aux consommateurs de l’UE et maintenir ses fonctions économiques et sociales.

Ils demandent donc une analyse d’impact de la stratégie « de la ferme à la table » sur l’agriculture afin d’accompagner et de faciliter les discussions. Ils se disent par ailleurs préoccupés par le fait que le nouveau modèle de mise en oeuvre proposé par la Commission européenne pourrait entraîner une augmentation de la charge administrative tant pour les agriculteurs que pour les administrations.

Le deuxième échange de vues entre les ministres portera justement sur la stratégie « de la ferme à la table » et son influence sur la future Pac et les plans stratégiques nationaux que vont devoir présenter les États membres à Bruxelles.

 

BIEN-ÊTRE ANIMAL

La question qui leur est posée est la suivante : « Quelles opportunités et quels défis voyez-vous dans l’approche proposée par la Commission pour mettre en oeuvre cette stratégie et ses objectifs par le biais de recommandations de la Commission, qui seront prises en compte dans les (approbations des) plans stratégiques nationaux, et quels garde-fous sont nécessaires pour assurer une transparence suffisante du processus pour tous les États membres ? ».

La présidence allemande qui présentera également son programme de travail pour le second semestre 2020 devrait également insister sur le dossier du bien-être animal, l’une de ses priorités.

Outre ces discussions, la Commission européenne fera également un état des lieux des marchés agricoles dans le contexte actuel post-Covid-19. De quoi alimenter les devoirs de vacances pour se préparerà une rentrée de septembre qui promet d’être chargée, entre négociations sur la Pac, Green deal et plans de relance.

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