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On collecte les pneus usagers et on propose une alternative.

Lepicard Agriculture, à partir de ses sites de Thuit-Hébert et la Barre-en-Ouche, participe à l'opération « pneus » initiée par la FNSEA 27, la Chambre départementale d'agriculture et les JA de l'Eure. Une collecte pour rendre les cours de ferme plus propres tout en proposant une alternative technique au lestage des silos.

Philippe Dieudonné (à gauche), responsable marché nutrition végétale
avec l'équipe Lepicard Agriculture de Thuit-Hébert (27).
L'entreprise réalise 216 MEUR de chiffre d'affaires sur 7 départements (Seine-Maritime, Eure, Calvados, Orne, Val d'Oise, Oise et Somme).
Philippe Dieudonné (à gauche), responsable marché nutrition végétale
avec l'équipe Lepicard Agriculture de Thuit-Hébert (27).
L'entreprise réalise 216 MEUR de chiffre d'affaires sur 7 départements (Seine-Maritime, Eure, Calvados, Orne, Val d'Oise, Oise et Somme).
© TG

« Pour la même opération l'an dernier, la FDSEA avait collecté 505 t de pneus usagés apportés par 80 agriculteurs environ. Cette collecte s'inscrit dans une démarche globale puisque nous sommes parallèlement partenaires d'Adivalor sur 24 sites », contextualise Nathaly Hardy, responsable communication de Lepicard Agriculture. « C'est notre contribution à rendre les cours de ferme plus propres », rebondit Philippe Dieudonné, responsable marché nutrition végétale, mais pas que ! L'usage de pneus usagés pour lester les bâches de silos est désormais proscrit. Risque de contamination du fourrage par des débris de caoutchouc ou limaille de fer, nid de développement parasitaire (chaleur + humidité), risque de blessures aux mains pour l'utilisateur, pénibilité de manipulation (...), des alternatives crédibles sont désormais proposées. Chez Lepicard Agriculture, elle s'appelle Lest'o 500 : une bâche respirante qui dispense d'utiliser des pneus et limite le nombre de boudins à utiliser. Facile à poser (bande de 6 m x 50 cm), elle se coupe au ciseau. La liaison entre chaque bande (avec un recouvrement de 20 à 30 cm) est assurée par un puissant scratch. « Pour découvrir le front d'attaque, je replie la bâche par bandeaux de 60 cm sans me salir. Lorsque le silo a reculé de 6 m, je retire la bande, la nettoie, la plie et la stocke à l'abri du soleil », commente un de ses utilisateurs. « C'est un investissement au départ, reconnait Philippe Dieudonné, mais la durée d'utilisation dépasse les 20 ans ».

 

UNE PLAINE PLUS ECONOME EN INTRANTS

Ces solutions innovantes au service d'une agriculture plus résiliente, Lepicard Agriculture les propose également dans la plaine. Dans un contexte d'envolée du prix des intrants et plus particulièrement de l'azote, où même la question de la disponibilité est clairement posée pour des raisons géopolitiques, de nouveaux itinéraires techniques sortent des plateformes d'essais.

Et Philippe Dieudonné de citer : « Azotilis, une bactérie qui capte l'azote de l'air ». Principe : « les bactéries se nourrissent des exsudats racinaires de la plante, celles-ci se multiplient dans la zone racinaire, on assiste alors à la fixation de l'azote atmosphérique qui se transforme directement en azote assimilable par la plante ». Azotilis se présente sous la forme d'une poudre mouillable à utiliser soit en pulvérisation sur cultures (application en début de cycle ou en reprise de végétation sur sol humide à partir de 8 oC), soit en enrobage de semences non traitées.

Autre solution proposée : AgRho® NH4, un inhibiteur de la nitrification. « Le deuxième apport d'azote doit être positionné juste avant début montaison, phase durant laquelle la production de biomasse est la plus importante. La plante absorbe alors une importante quantité d'azote. L'AgRho® NH4 Protect permet une libération progressive et continue de l'azote mis à disposition des cultures. Le 3e apport devient donc inutile », juge Philippe Dieudonné.

 

ECONOMIE ET ECOLOGIE

« L'enjeu est double, résume Nathaly Hardy, abaisser les doses d'azote à l'hectare tout en maintenant le rendement et la qualité des céréales ». D'autres expérimentations sont en cours de validation sur les plateformes expérimentales. « Tout ce que nos fournisseurs nous proposent, on le teste sur le terrain ». L'occasion de prendre date, jeudi 9 juin à Cintheaux (14), pour une visite d'essais.

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