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Au cœur des petits fruits du bonheur.

Réputés pour leur qualité, les fruits rouges d’Anne et Cyril ne suffisent plus pour répondre à la demande.

Anne et Cyril Cornille produisent des fruits rouges sur près d’un hectare sur leur exploitation agricole.
Anne et Cyril Cornille produisent des fruits rouges sur près d’un hectare sur leur exploitation agricole.
© DR.

La rencontre avec Anne et Cyril Cornille à Courdemanche est pleine de gourmandise tant la passion déborde. Voilà maintenant 9 ans, après un parcours de dix années dans le syndicalisme agricole que la jeune femme rejoint son père à Courdemanche sur l’exploitation familiale d’une centaine d’hectares de grandes cultures. « J’ai toujours eu l’idée de revenir un jour. C’est lors d’un voyage au Québec que je découvre la culture des fruits rouges. Après une spécialisation, je plante 1/2 hectare de fraises, framboises, groseilles et mûres. Cela a marché tout de suite. Après huit ans, Ô P’tits fruits d’Anne ne produit pas assez vis-à-vis de la demande », affirme l’agricultrice.

 

Tout à la main

Pour cette raison, il y a un an, alors salarié dans une entreprise extérieure, son mari Cyril l’a rejoint. Il reprend du même coup l’exploitation céréalière de son beau-père parti à la retraite. Ensemble, entre les plantations des fraises sous des tunnels nantais de mars à avril, la taille des arbustes, l’ajout en 2020 de pieds de cassis, le désherbage et les traitements sans produits phytosanitaires et bien entendu, la récolte, tout est fait à la main : « nous employons un salarié et vient régulièrement un ou une stagiaire. Nous serons bientôt obligés d’embaucher, car on approche de l’hectare ».

 

Produire mieux et développer nos canaux de ventes

La volonté de Anne et Cyril est de vivre avec leurs trois enfants sur la ferme. « La culture des fruits rouges est une valeur ajoutée. C’est une véritable culture avec ses avantages et ses problèmes comme le gel. On en a tous les ans et cette fois-ci, c’est encore passé sans dommage. Alors, maintenant nos projets sont d’optimiser notre production, de planter plus sur la même surface en resserrant les rangs. Pourquoi d’agrandir encore. Et surtout, de développer nos canaux de ventes », détaille Cyril Cornille. Pour cela, en plus de la vente de fruits frais, Anne congèle ses récoltes et au fur et à mesure de l’année les transforme en confitures, gelées, sirops et pâtes de fruits : « je fais cela dans mon laboratoire. Je cherche à faire de la qualité pour ce faire plaisir ou offrir. Après, je revends dans la boutique à la ferme, par click and collect via la plateforme fairemescourse.fr, sur les marchés de producteurs via le réseau bienvenue à la ferme ou chez des revendeurs comme des épiceries fines, des jardineries ou chez d’autres agriculteurs ». Au final, le couple et leurs enfants sont « heureux de faire ce métier avec passion ».

 

Facebook : Ô P’tits fruits d’Anne

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