L'Eure Agricole Et Rurale 25 septembre 2014 à 08h00 | Par propos recueillis par F. Caronell

L’ouverture de la chasse, c’est dimanche !

A quelques heures de l’ouverture de la chasse dans l’Eure, Dominique Monfilliatre, le président de la fédération des chasseurs du département, répond à nos questions.

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 (© S.Leitenberger)  © DR/DR  © DR/DR

Comment abordez-vous cette ouverture de la chasse 2014 dans l’Eure ?
Une ouverture placée plutôt sous le signe du lièvre qui sera sans doute le petit gibier le plus abondant. La perdrix aura eu, comme souvent, à souffrir des conditions climatiques exceptionnellement mauvaises de cet été. Globalement, les chasseurs de l’Eure pourront quand même se faire plaisir pour ce grand rendez-vous  annuel.

La chasse dans l’Eure, c’est d’abord le petit gibier. Quelle est la situation selon les espèces ?
Le lièvre est en hausse dans la plupart des secteurs. Le faisan, là où il est géré, tire plutôt bien son épingle du jeu. Par contre, la perdrix est dans une situation plus délicate, ce qui nous incite à réduire d’une semaine la période d’ouverture. Elle fermera donc au 26 octobre au lieu du 2 novembre. Les autres gibiers sont également bien représentés. Pigeons et lapins devraient combler les passionnés.



Vous avez engagé beaucoup d’énergie, depuis plusieurs années, afin que la perdrix retrouve une place de choix sur le territoire. Efforts suffisants ou efforts inutiles ?
Les efforts ne sont évidemment pas à la hauteur de nos espérances mais nous n’avons pas le droit de baisser les bras. La perdrix est un gibier mythique qui passionne les chasseurs et il n’est pas question de s’avouer vaincu. Les chasseurs aiment ce gibier et nous travaillons maintenant à la gestion des habitats qui reste la clé de la réussite. Des partenariats avec le monde agricole devront être noués sur l’aménagement des territoires avant que cet oiseau ne disparaisse de nos plaines. Les agriculteurs aiment la perdrix et j’ai l’espoir que nous pourrons développer un partenariat constructif. 

Toujours à propos de la perdrix, vous avez engagé une étude très poussée   avec, en particulier,     la création - avec d’autres fédérations - d’un conservatoire qui lui est dédié. Qu’en attendez-vous ?
Le conservatoire des souches est une réponse qui nous permettra de fournir des oiseaux issus           de populations sauvages en vue d’opération de repeuplement. Mais là encore, nous aurons une vision plus globale en ajoutant aux opérations de lâchers, des aménagements de territoires et une intense régulation des prédateurs qui rappelons-le sont une des causes essentielles de la disparition du petit gibier.


(...)


La suite de cet interview dans l'Eure Agricole et Rurale du 25/09/14, pages 4 et 5.

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