L'Eure Agricole Et Rurale 23 novembre 2018 à 15h00 | Par L'Eure Agricole

Une méthode de travail adaptée à son environnement

Le Bottin Gourmand et le Crédit Agricole ont organisé la 4ème édition du concours Talents Gourmands. Aurélien Dubos faisait partie des trois éleveurs finalistes sur le territoire Normandie Seine.

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- © c.hennebert

« C’est le plaisir de parler de ce que je fais sur l’exploitation qui m’a donné envie de m’inscrire aux Talents Gourmands », explique Aurélien Dubos qui a appris l’existence de ce concours sur Facebook. Le jeune homme de 26 ans est en EARL avec ses parents depuis le mois de juin de cette année, sur l’exploitation laitière située à Lyons-la-Forêt. Après un BTS Acse en alternance, il a travaillé cinq années en tant que salarié sur l’exploitation familiale et chez son ancien maître d’apprentissage.

FERME FAMILIALE DEPUIS QUATRE GÉNÉRATIONS

En participant à ce concours, il veut défendre une méthode de travail qu’il a voulu adaptée à son environnement. Sur l’exploitation située en fond de vallée, avec des parcelles en pente, sensibles à l’érosion, il pratique le semis direct sous couvert depuis 2003.

En 2017, la décision est prise de convertir l’exploitation en bio. Les cultures ont laissé la place à l’herbe. Seulement sept hectares restent en cultures pour produire du méteil avec un trèfle blanc nain permanent. « Les couverts permanents nourrissent le sol, le protègent du soleil et de la pluie. Ils permettent également de cap- ter les nutriments du sol qui seront ensuite utilisés pour les cultures suivantes ».

Sur les 104 hectares d’herbe, 40 sont gérés en pâturage tournant dynamique. Les 90 vaches laitières pâturent deux parcelles de 50 ares par jour, durant 265 jours. Le niveau de production est d’environ 5000 litres. Le lait est vendu à Sodial. « Pour optimiser au maximum l’herbe, depuis deux ans nous croisons nos vaches Prim’Holstein avec des races plus rustiques : Normande, Jersiaise, Brune des Alpes et Montbéliarde ».

Cette année, malgré la sécheresse, l’herbe a bien poussé. La gestion du pâturage tournant a permis de valoriser l’herbe au maximum. « En micro parcelle, nous avons réussi à bien ajuster le temps de repos des parcelles ». Un gros travail d’aménagement a été réalisé et se poursuit : 600 mètres de chemins, des kilomètres de tuyaux d’eau et de fils électriques, l’achat de bacs à eau. Le Gaec a été aidé par le département de l’Eure pour l’achat de ces derniers.

DES MOUTONS POUR FERTILISER LES PRAIRIES

Il y a trois ans, une bande de 70 brebis Suffolk a été achetée pour fertiliser les prairies inaccessibles en tracteur. Très rustiques, les moutons passent dix mois de l’année dehors. Ils entretiennent le paysage, mangent les couverts végétaux, évitant de les broyer mécani- quement. Des vaches Highland Cattles sont également en pension pour entretenir les zones marécageuses de l’ex- ploitation. Leur viande se retrouve sur les bonnes tables de Lyons-la-Forêt.
Début 2019, un autre projet d’envergure verra le jour : la construction d’un séchoir en
grange d’une capacité de 360 tonnes. « Plus de plastiques, plus de ficelle, plus de bâches, plus de pneus » se réjouit le jeune éleveur.

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