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Une manifestation FNSEA/JA remarquée à Paris.

Mercredi 27 novembre, FNSEA et Jeunes agriculteurs du grand bassin parisien ont organisé une manifestation à Paris où plus de 1 000 tracteurs ont convergé jusqu'au périphérique.

© Cyril Cabrol

Pendant que les tracteurs convergeaient vers Paris, une centaine d’agriculteurs sont venus en voiture jusqu’aux Champs-Élysées, pour une opération « surprise » près du Fouquet’s.

Ils ont sorti des bottes de paille pour les répandre sur la chaussée. Ce à quoi ne s’attendaient pas les forces de l’ordre qui les attendaient avenue Foch et qui ont dû faire face à un blocage de l’avenue emblématique pendant plusieurs heures.

« Cette opération a été possible grâce aux nouveaux moyens de communication.

Jusqu’au dernier moment, nous ne savions pas quelle action comptait mener la FRSEA Grand Bassin Parisien  », explique Patrick Pottier, agriculteur au Noyer-en-Ouche (27). « Il y a eu zéro dégradation, nous pouvons souligner la bonne tenue de cette manifestation  », se félicite Fabrice Moulard, président de la FNSEA de l’Eure. Pour le syndicaliste, cela fait des semaines que le ministre de l’Agriculture et le président de la République « n’entendent pas ce qu’on a dire et cela fait plus de deux ans qu’on alerte nos députés sur la nécessité de remettre la science au centre des débats  ».

 

DISCOURS ANTI-ÉLEVAGE

Les revendications de FNSEA et JA portaient sur quatre points principaux, les zones de non-traitement (ZNT), la loi Egalim, les accords commerciaux internationaux et l’agribashing. « L’objectif de cette journée, c’est d’obtenir un rendez-vous avec Macron, explique Guillaume Burel, agriculteur à Drosay (76). Le Mercosur est toujours sur le feu et pour Egalim, on ne voit toujours pas d’évolution ». L’éleveur s’inquiète de la montée du discours anti-élevage. « La répétition d’émissions télévisées, la parole donnée à L214 sans que les éleveurs concernés par leurs vidéos ne puissent s’exprimer, cela met la suspicion sur notre profession », regrette-t-il.

Patrick Pottier, producteur de grandes cultures, s’inquiète surtout par rapport aux ZNT. « La loi va être votée très prochainement.

Avant d’être repoussés par les CRS, on a pu parler avec quelques Parisiens. On leur explique qu’on n’est pas là que pour des raisons économiques, on ne réclame pas d’argent et les gens l’entendent bien ».

Globalement, les médias ont bien relayé le mouvement et donné la parole aux agriculteurs pour qu’ils expriment leurs griefs. Après avoir hésité à rejoindre l’avenue Foch où la mobilisation était initialement prévue, les manifestants ont décidé de rester sur l’avenue George V, « afin d’instaurer un rapport de force  », a souligné Damien Greffin, président de la FRSEA Ile-de-France.

Aux alentours de 16 h, Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, s’est rendue sur les Champs-Élysées pour se féliciter de la couverture médiatique de l’évènement, « grâce à vous j’ai pu parler des sujets qui nous touchent  », a-t-elle lancé. La journée s’est achevée par un long rendez-vous au ministère de l’Agriculture avec les responsables syndicaux, qui estiment « avoir obtenu satisfaction sur un certain nombre de points  ».

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