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Un test aphanomyces en pois et lentilles.

L’assolement pour la campagne prochaine est finalisé. Que vous envisagiez d’implanter un pois d’hiver, de printemps ou une lentille, il reste primordial de réaliser un test phanomyces, première étape permettant de sécuriser le rendement.

Comparaison de racines saines et racines avec aphanomyces.
Comparaison de racines saines et racines avec aphanomyces.
© TERRES INOVIA

Aphanomyces (Aphanomys euteiches) est un pathogène d’origine tellurique qui se conserve jusqu’à 20 ans dans le sol. Lorsque les conditions climatiques sont favorables (pluviométrie importante et températures moyennes > 15°C), le pathogène, attiré par les exsudats racinaires, colonise les racines des plantes hôtes telles que le pois ou la lentille. Celles-ci deviennent brunes et molles, les nodosités ne sont plus fonctionnelles. En végétation, la maladie apparaît le plus souvent sous forme de foyers au sein des quels les plantes sont nanifiées et jaunissantes. La sévérité de la maladie dépend de 4 facteurs : la quantité d’inoculum dans le sol (PI) ; les conditions climatiques ; le stade de développement de la plante au moment de l’attaque : plus la plante est jeune plus elle est sensible au champignon et la réceptivité du sol : les sols calcaires sont beaucoup moins réceptifs. Plusieurs espèces de légumineuses sont sensibles à Aphanomyces : le pois, la lentille, la luzerne et la gesse sont hôtes du pathogène. En revanche, la féverole, le lupin, le pois chiche, le fenugrec, le soja, le sainfoin et le lotier sont non hôtes ou très résistants. Ils ne multiplient pas l’inoculum. Enfin, concernant le trèfle et la vesce, la sensibilité dépend de la variété. Contrairement à certaines idées reçues, le pois d’hiver, du fait d’un cycle décalé par rapport à celui du champignon, échappe en partie à la maladie mais n’est en aucun cas résistant ! En année favorable (printemps pluvieux et températures>15°C), le champignon sera de la même manière attiré par les racines du pois d’hiver et s’y multipliera. Néanmoins, pour le pois d’hiver ayant atteint un stade assez avancé (stade 12 feuilles dépassé), aucun symptômes aériens ne sera visible. L’impact sur le rendement sera néanmoins réel. Avant d’implanter une légumineuse sensible en culture principale, réaliser le test aphanomyces. Il s’agit d’un prélèvement de terre à envoyer à un laboratoire (voir fiche à télécharger), dont le résultat vous revient sous forme d’une note allant de 0 (pas de pathogène) à 5 (parcelle très infestée).

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