Aller au contenu principal

Un plan expérimental glyphosate 2021 lancé par la Région

Les agriculteurs normands ont jusqu'au 1er juillet pour rejoindre le groupe créé par la Région Normandie, avec l'appui de la chambre régionale d'agriculture

© ©CATHERINE HENNEBERT

Hervé Morin,président de la Région, Sébastien Windsor, président de la chambre régionale d’agriculture de Normandie, et Gilles Lievens, président de la chambre d’agriculture de l’Eure se sont retrouvés le 23 mai sur l’exploitation de Yann et Thierry Bertot à Renneville pour échanger avec la presse sur le plan glyphosate 2021. La Région Normandie lance un plan expérimental pour accompagner les agriculteurs qui s’engagent volontairement à supprimer de manière progressive l’utilisation des herbicides à base de glyphosate.

APPEL À CANDIDATURES

Un appel à candidatures « contrat de transition : glyphosate Normandie 2021 » est lancé jusqu’au 1er juillet 2019. Yann et Thierry Bertot travaillent sur une exploitation de polyculture-élevage laitier de 155 hectares. Ils sont engagés avec un groupe d’agriculteurs dans une réflexion pour réduire l’utilisation des phytosanitaires.
Aujourd’hui, ils utilisent leglyphosate avant l’implantationde certaines cultures et à des doses d’environ 1,2 litre/ha.« Le glyphosate est cancérigène probable ou pas ? Je ne peux pas répondre à cette question maison peut faire des efforts pour s’en passer. Pour un système100 % herbe dans le Massif Central, c’est plus facile que sur nos systèmes normands. Il n’existe pas encore de solutions alternatives qui tiennent la route économiquement. Ily a donc un travail à faire sur ce sujet mais il nous faut chercher, expérimenter sans mettre à mal l’économie des structures agricoles. Nous avons besoin de temps et de pionniers comme la famille Bertot » explique Sébastien Windsor aux journalistes. Le président de la chambre d’agriculture a également rappelé que l’herbicide s’utilise uniquement entre les cultures et que la France est très loin des pratiques de certains pays comme le Brésil qui le répand sur les cultures à des doses six fois plus importantes. En réponse à certaines questions, il a également précisé que, dans ce programme, l’idée n’est pas de remplacer le glyphosate par un autre herbicide chimique.
SOUTIEN DE LA RÉGION
La Région va donc aider les exploitations qui souhaitent participer à ce plan glyphosate Normandie 2021. Une compensation financière de 80 euros par hectare sera versée durant deux années à la cinquantaine d’agriculteurs normands qui accepteront de se lancer dans le contrat de transition bâti avec les conseillères régionales Clotilde Eudier et Anne-Laure Marteau. A l’échelle de l’exploitation, l’agriculteur s’engage à réduire l’usage du glyphosate à partir du 1er septembre 2019 et jusqu’au 31 août 2020, et à supprimer totalement à partir du 1er septembre 2020 et jusqu’au 31 août 2020. Il devra être accompagné par un conseillé spécialisé habilité par la Région, réaliser un bilan IFT herbicides pour les campagnes 2019-2020 et 2020-2021, et partager son expérience avec les autres agriculteurs durant une durée minimale de trois ans.« Je ne conteste pas les décisions française et européenne sur l’arrêt du glyphosate mais je veux aider les agriculteurs qui accepteront d’être une avant-garde éclairée durant ces deux années, pour tester toutes les alternatives. Grâce à ces pionniers nous pourrons amasser des acquis, tirer des enseignements que nous partagerons avec les agriculteurs normands, français et européens. Les solutions trouvées nous aideront à bâtir notre politique agricole régionale » a expliqué Hervé Morin.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Eure Agricole.

Les plus lus

Figure 1 : résistance au piétin-verse repérée par marquage moléculaire du gène Pch1 chez des variétés de blé tendre.
Le génotypage couplé au phénotypage permet de caractériser plus rapidement les variétés.
Rapidité, essais raisonnés, maîtrise des coûts... Combiner le marquage moléculaire à du phénotypage classique accélère le…
Cive d'été. Disposant d'une bonne résistance au stress hydrique et thermique, le tournesol, en association avec du maïs ou du sorgho, s'avère une solution satisfaisante en Seine-Maritime, d'autant que certaines variétés, spécifiques aux Cive, s'affichent à un prix très abordable.
Cive d'hiver ou d'été : bien choisir les espèces à implanter.
Pour réussir leurs couverts intermédiaires à valorisation énergétique (Cive), les agriculteurs doivent semer des espèces…
L'unité collective de méthanisation Agrigaz Vire.
Mesurer l'impact climatique de la méthanisation grâce à l'outil DIGES 3.
À Vire-Normandie (Calvados), l'unité collective de méthanisation Agrigaz Vire a réalisé son bilan d'émissions de gaz à effet de…
Fertilisation azotée : ni systématiser ni trop anticiper le premier apport.
Les céréales présentent globalement une très bonne implantation et un développement parfois avancé, notamment pour les semis…
Sur douze mois, la production de bovins viande s'est repliée de 23 000 téc.
Bovins viande : en 2026, la production diminuerait moins.
Cette année, un rebond des abattages des vaches de réforme est attendu. Mais moins de Jeunes bovins devraient être produits. La…
"En 2019, la production nationale était la même qu'en 2024 alors que les surfaces ont augmenté. Le changement climatique doit nous interpeller", a martelé Stéphane Vacher. "Il faut trouver des variétés plus adaptées aux périodes de stress."
Lin : une culture d'excellence à tirer à quatre épingles.
Le train des 9 réunions hivernales proposées par l'AGPL s'est arrêté, le 4 février dernier, en gare de Boisemont. L'occasion…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 185€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site l'Eure Agricole
Consultez le journal l'Eure Agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal de l'Eure Agricole