L'Eure Agricole Et Rurale 25 mai 2017 à 15h00 | Par L'Eure Agricole

" Soyons un syndicat de solutions, dans un monde qui s'accélère "

SYNDICALISME L'assemblée générale publique de la FNSEA de l'Eure s'est tenue jeudi 18 mai à Évreux.

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« Développons la communication vers le consommateur et vers les politiques. Soyons force de proposition » a souhaité Fabrice Moulard, le président de la FNSEA de l’Eure.
« Développons la communication vers le consommateur et vers les politiques. Soyons force de proposition » a souhaité Fabrice Moulard, le président de la FNSEA de l’Eure. - © L.Geffroy

Fabrice Moulard a présidé jeudi 8 mai sa première assemblée générale de la FNSEA de l'Eure, à la halle des expositions d’Evreux. « Je prends la présidence dans des conditions difficiles, aussi bien pour l’élevage que pour les grandes cultures (…). Nos schémas évoluent vite avec l’agriculture de précision, l’agriculture intégrée ou le bio. Soyons un syndicat de solutions, dans un monde qui s’accélère. Développons la communication vers le consommateur et vers les poli-tiques. Soyons force de proposition ».

Le nouveau gouvernement

Après un hommage à Xavier Beulin, président de la FNSEA décédé en février dernier, il a cédé la parole à Amaury Levesque, pour les JA de l’Eure. « Nos deux syndicats réfléchissent proposent et combattent ensemble pour l’avenir. JA se concentre sur l’installation, le foncier et les filières. Les lourdeurs administratives resteront un frein pour nos jeunes, mais nous ne nous avouerons jamais vaincus sur ce dossier » a-t-il insisté. Après l’intervention d’Hervé Pillaud (voir encadré), Eric Thirouin, président de la commission environne-ment de la FNSEA, a évoqué le député eurois Bruno Le Maire et sesnouvelles fonctions en tant que ministre de l’Economie, soulignant : « il va falloir qu’il pense à l’économie agricole ». Concernant le nouveau gouvernement tout juste constitué, il demande « que les promesses deviennent des actes. Dans les Etats généraux de l’alimentation, ce qui nous intéresse est de veiller à ce que la valeur soit partagée sur le produit agricole. Malgré la loi Sapin, on cons-tate encore des difficultés pour que les prix dans les GMS tiennent compte des prix de revient. »

Les zones de non-traitement, un dossier à surveiller

La deuxième promesse d’Emmanuel Macron est transversale. « C’est la réduction des normes, la simplifica-tion. Cela fait deux ans qu’on y tra-vaille ». Enfin, il souligne la présence de Nicolas Hulot à « la transition écologique, vous remarquerez la sémantique ». Premier dossier envi-ronnemental à surveiller : les zones de non traitement. Ensuite, il y a la gestion des risques climatiques, l’Europe et les réformes de la PAC. Pour les responsables professionnels, les sujets à aborder avec le nouveau ministre ne manqueront pas dans les semaines qui viennent.

Laurence Geffroy

- © L.Geffroy

Un monde en mutation

« En 2010, les réseaux sociaux ont bouleversé ma vie » commence Hervé Pillaud, convié à l’assemblée générale de la FNSEA de l’Eure, pour une conférence sur le numérique. « Mais le digital qui s’invite aussi en agriculture n’est qu’un moyen. Nous avons notre destin en mains et le salut ne viendra pas d’ailleurs, politiques compris ». Dans ce monde en mutation, l’agriculteur de Vendée souligne le passage « de l’utilisation intensive d’intrants à l’utilisation intensive de connaissances ». Pour lui, les consommateurs sont « bien-veillants envers l’agriculteur, c’est une chance ». Pour que cela ne change pas, la communication sur l’agriculture ne doit pas être laissée à d’aut-res. « On perd son temps à contrer les messages négatifs ». Il encourage la « créativité », les « initiatives » et le « pragmatisme ».

Moments de convivialité

Pour son rapport d'activités, la FNSEA de l'Eure a encore fait dans l'originalité cette année. Le bureau a mis au point un sketch imitant l’émission de télévision « questions pour un champion ». L’occasion de parler de plusieurs dossiers syndicaux, avec un trait d’humour : la ligne nouvelle Paris-Normandie, qui menace dix hectares au kilomètre, les dégâts des sangliers qui ne cessent de croitre, la mise en place du Corena (comité de rénovation des normes en agriculture), les difficultés avec les apports de trésore-rie remboursable (ATR)… L’autre moment convivial fut un au-revoir, sous forme de chansons, au prédécesseur de Fabrice Moulard, Régis Chopin, qui a souhaité bon courage au nouveau président, rappelant dans quelles condi-tions il avait pris a fonction. « Cent-cinquante tracteurs à convoyer sur l’A13, ce fut ma première surprise, la seconde étant la sécheresse de 2011. J’ai dû organiser une rencontre avec le ministre Bruno Le Maire à Evreux. Si je résume, en sept ans, je n’ai jamais été tranquille, même pas pendant la moisson ».

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15 millions d’euros d’aides européennes sont disponibles pour la France pour le programme Fruits et Légumes à l’école, a rappelé Légumes de France le 3 avril. Malheureusement, les responsables de la filière craignent que les lourdeurs administratives ne rebutent les opérateurs pour utiliser ce dispositif.

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