L'Eure Agricole Et Rurale 02 mars 2017 à 15h00 | Par L'Eure Agricole

Soixante ans d'existence pour le GRCeta de l'Evreucin

CULTURES Un dix-septième Ceta, de 2 000 hectares, a rejoint le groupe régional.

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Les adhérents du dernier Ceta créé dans le pays d’Avre et qui représente 2 000 hectares.
Les adhérents du dernier Ceta créé dans le pays d’Avre et qui représente 2 000 hectares. - © -D.R

Le GRCeta de l’Evreucin compte pour 2017 un nouveau Ceta de 2 000 hectares dans le pays d’Avre, présidé par Cyril Bierman de la Madeleine-de-Nonancourt. C’est donc le dix-septième Ceta à rejoindre le groupement régional, après une stabilisation à seize Ceta orientés cultures pendant dix ans et l’ouverture d’un Ceta élait l’an dernier.

71 600 hectares

En 2016, le GRCeta, toujours en augmentation, représentait 71 600 hectares de surfaces. En constante réflexion, il propose plus de services à ses adhérents. « Nous avons créé un emploi à mi-temps pour le suivi de la réglementation, car c’était une demande des adhérents, explique Christian Verdier, président. La pression des contrôles, c’est difficile à vivre et le passage du conseiller, cela permet de rassurer. » En effet, au niveau des produits phytosanitaires, cela évolue en permanence. « Mais heureusement dans l’Eure, les relations entre les professionnels agricoles et la DDTM sont bonnes, ce n’est pas le cas dans tous les départements. Il y a des contrôles plus virulents ailleurs ». Le GRCeta est en veille des différents carnets de plaine commercialisés à ses adhérents, car ils ne sont pas toujours fiables.

Autre embauche, pour gérer le site extranet et le faire évoluer. Il sera plus facile à utiliser pour l’adhérent qui disposera de plus d’informations. Mais la base et la force du GRCeta, ce sont bien les essais, au nombre de 84 en 2016, un peu moins que l’année précédente pour gagner en précision. Les essais en lin et en betteraves prennent davantage de temps. A noter une nouveauté pour cette année, un essai sur les pois chiches, qui pourrait intéresser les agriculteurs du sud du département.« Nous avons lancé un groupement d’employeurs avec le GRCeta Ile-de-France, agri-domaine, qui a suscité des débats dans les campagnes. Ce n’est pas destiné qu’aux anciens exploitants, cela peut aider un agriculteur qui a un pépin de santé par exemple. C’est bien que ce soit un organisme de conseil qui suive cela », pense Christian Verdier.

Une idée venue d’outre-atlantique

Le 23 juin, le GRCeta fêtera ses soixante ans d’existence. « La maison a bien évolué, nous avons 8,5 équivalent temps plein aujourd’hui alors qu’au départ, c’était juste quelques agriculteurs, avant que les petits Ceta ne se regroupent. » L’idée des Ceta est venue d’outre-Atlantique. « Ceux qui nous ressemblent le plus aujourd’hui sont ceux de l’Aisne et d’Ile-de-France. Tout ce qui est conseillé a été testé, c’est la force du réseau. On ne part pas sur la base d’informations commerciales, c’est ce qui fait notre indépendance. La moitié de notre budget est consacré à l’expérimentation ». La somme investie peut aller jusqu’à 10 000 euros par expérimentation. « Il faut aussi noter que nous n’avons pas de plateforme mais 80 parcelles réparties sur tout le territoire. Certes, cela prend plus de temps mais cela peut être utile en cas de grêle par exemple. Cela sécurise l’expérimentation ».

Laurence Geffroy

- © L.G

Les adhérents du dernier Ceta créé dans le pays d'Avre et qui représente 2 000 hectares.

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