Aller au contenu principal

Saint-Louis Sucre dévoile son contrat 2020.

Depuis le lundi 17 juin, Thierry Desesquelles, directeur betteravier de Saint-Louis Sucre ainsi que les chefs de services betteraviers (Thomas Nuytten à Roye et Philippe Simonin à Etrépagny) vont à la rencontre des planteurs pour présenter le contrat 2020. Pas moins de 6 réunions ont été organisées.« Après les annonces de restructuration pour renforcer la compétitivité de notre segment sucre dans un contexte de forte dégradation des prix, nous souhaitons aborder avec vous notre avenir commun » a d'emblée précisé Thierry Desesquelles. Côté industriel, des investissements importants sont prévus à court terme pour conforter les capacités des tockage de Saint Louis Sucre et améliorer la compétitivité des usines de Roye et Etrépagny. Et côté planteur, c'est un contrat inédit et attractif que les équipes betteravières ont présenté. La demande de visibilité exprimée par les planteurs au cours des derniers mois a été prise en compte : le contrat comporte un prix garanti de 23,92 EUR/t16° betteraves entières, soit 25,70 EUR/t 16° Forfait Collet, précision utile car Saint-Louis Sucre est le seul industriel à acheter la betterave entière, ce qui signifie 7,5 % de volumes achetés en plus sur lesquels s'appliquent le prix des betteraves mais aussi toutes les primes et indemnités. Le prix garanti s'appliquera sur 70 % des betteraves contractées (les 30 % restantes étant payées au prix SZ4, c'est-à-dire corrélé au prix de vente du sucre des 4 filiales du groupe Südzucker comme dans les contrats antérieurs, selon une grillet ransparente figurant dans le contrat) ; le prix garanti est un prix tout inclus (pulpes, primes et indemnités comprises). Si le prix de vente du sucre SZ4 dépasse 420 EUR la tonne, la grille deviendra plus intéressante que le prix garanti, c'est alors le prix SZ4 qui s'appliquera. Autre proposition de Saint-Louis Sucre : le 1er acompte sera majoré, il passera de 12,50 EURla tonne aujourd'hui à 13,50 EUR.Face à cet engagement fort dela part de Saint Louis Sucre, le planteur s'engagera quant à lui à respecter le contrat (notamment à emblaver les surfaces correspondant aux volumes contractés) et à produire dans la durée les volumes contractés, c'est-à-dire à renouveler en année n+1 (à + ou - 10%près pour tenir compte du parcellaire) les tonnages de l'année précédente. Une enquête va être adressée aux planteurs dans les prochains jours pour connaître leurs intentions. Sur la base des résultats de cette enquête, des volumes à produire seront proposés à chaque planteur dans les semaines qui suivront.

50 MILLIONS D'EUROS POUR ROYE ET ETRÉPAGNY

Face à un marché mondial difficile et une concurrence exacerbée, dans un communiqué « Saint-Louis Sucre entend demeurer un acteur industriel majeur en France, grâce à son outil industriel performant. Sur les deux sites de Roye et Etrépagny, le groupe Südzucker a investi plus de 200 millions d'euros ces 10 dernières années.» Il y a tout juste dix ans, Saint Louis Sucre inaugurait le conditionnement de Roye, une usine entièrement neuve,en face de la sucrerie. « C'esttrès rare dans notre secteur devoir naître une nouvelle usine, souligne François Verhaeghe, directeur industriel de Saint-Louis Sucre. Cette usine a été conçue pour satisfaire les plus hautes exigences de nos clients en matière de qualité et de sécurité alimentaire. Son unité de tamisage perfectionnée permet de créer des recettes très spécifiques pour nos clients industriels. »Le groupe Südzucker a également annoncé sa volonté d'investir 50 millions d'euros à Etrépagny et Roye dans les prochaines années pour « contribuer à renforcer davantage la performance de ces deux sucreries, notamment sur le plan énergétique. »

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Eure Agricole.

Les plus lus

Pour le moment, l'offre mondiale de grains reste abondante, justifiant le maintien des cours à un niveau relativement bas.
Le marché des céréales dans l'expectative pour la prochaine campagne.
La guerre au Moyen-Orient et le blocage du détroit d'Ormuz, par où transitent d'importantes quantités de fertilisants et de…
La mise à disposition d'un logement permet de stabiliser les équipes saison après saison.
Logement des saisonniers : pas une obligation, mais une solution.
Pour beaucoup d'employeurs agricoles, le logement du salarié saisonnier est perçu comme une contrainte imposée. En réalité, la…
Viande bovine : la Normandie face aux mutations de la filière.
Au Salon de l'agriculture 2026, les allées réservées aux bovins étaient plus vides que jamais. Entre épidémies à répétition (MHE…
Evolution des stades du lin fibre d'hiver (semaine 12 : 17 mars à la semaine 14: 31 mars).
Le Bulletin de santé du végétal.

L'avancée des stades de céréales suit son cours grâce aux bonnes conditions météorologiques des dernières semaines. Les…

L'Assemblée générale s'est tenue au centre de formation de Canappeville.
De grosses structures à soutenir, "c'est nouveau de notre côté".
Jeudi 2 avril, l'association Solidarité Paysans a tenu son Assemblée générale au centre de formation de Canappeville.
Des normes strictes s'appliqueront aux produits importés d'Inde.
L'accord de libre-échange UE-Inde : ce n'est pas le Mercosur.
Le 27 janvier 2026, l'Union européenne et l'Inde ont officiellement conclu un accord de libre-échange historique. Après des…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 185€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site l'Eure Agricole
Consultez le journal l'Eure Agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal de l'Eure Agricole