L'Eure Agricole Et Rurale 19 mai 2021 a 08h00 | Par Thierry Guillemot

S'investir sur le front de la communication positive

Présidente et vice-président de l'association Ville-Campagne Normandie, Anne-Laure Marteau et Yann Bertot lancent un appel à une plus grande mobilisation, tous départements normands confondus, pour une communication positive du métier d'agriculteur auprès des élèves des classes primaires. « Les enfants, c'est l'avenir. Ce sont les consommateurs de demain », plaident nos deux ambassadeurs d'un certain art de vivre à la campagne.

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« Nous ne sommes pas en concurrence avec les fermes pédagogiques, mais au contraire en complémentarité », insistent Anne-Laure Marteau et Yann Bertot, présidente et vice-président de l'association Rencontre Ville et Campagne qui ambitionne de recruter sur toute la Normandie. « Nous sommes prêts à partager notre outil pédagogique. Faites fonctionner le bouche-à-oreille ».
« Nous ne sommes pas en concurrence avec les fermes pédagogiques, mais au contraire en complémentarité », insistent Anne-Laure Marteau et Yann Bertot, présidente et vice-président de l'association Rencontre Ville et Campagne qui ambitionne de recruter sur toute la Normandie. « Nous sommes prêts à partager notre outil pédagogique. Faites fonctionner le bouche-à-oreille ». - © TG

« Nous n'avons que des retours positifs. Dans cette période d'agribashing, ça fait du bien à la tête. Cela nous permet de nous évader. Désormais, il nous faut partager cette expérience avec un plus grand nombre d'agriculteurs ». L'idée est partie d'une action lors d'un comice agricole dans l'Eure en 2017. Anne-Laure Marteau, épaulée de quelques collègues, a empoigné son bâton de pèlerin pour plaider la cause d'une agriculture nourricière et respectueuse de l'environnement jusque dans les cours d'écoles. Une convention a été signée avec l'éducation nationale et, quatre ans plus tard, l'outil pédagogique s'est perfectionné et le discours rôdé.

 

Une bouteille pour un terrain de foot

« Ce n'est pas évident de prendre la parole devant une classe », reconnait Yann Bertot, mais l'expérience aidant, il a su adapter sa sémantique à son auditoire. « Il faut rester simple et parler de son vécu, être ludique tout en restant pédagogique. Expliquer que l'on travaille avec la météo et du vivant. Que l'on sème à l'automne pour récolter en été. Que le pulvérisateur, c'est un appareil à soigner les plantes. Que l'on n'arrose pas nos parcelles de 500 litres de produit à l'hectare, mais plutôt l'équivalent d'une bouteille pour un terrain de football... Il n'y a pas de sujet tabou et j'ai remarqué que le corps enseignant apprenait également beaucoup de choses ». « Cette double communication et ce dialogue, c'est faire changer le regard d'une institution vis-à-vis de notre métier », rebondit Anne-Laure. Un investissement sur l'avenir en d'autres termes et des souvenirs qui resteront ancrés à jamais. Sur l'application vidéo qui sert à communiquer, ils ont vu le veau naître. Ils lui ont trouvé son nom et il est venu en visite en classe. « C'est désormais le veau de chacun et il va faire avancer les choses ! » Rencontre Ville-Campagne travaille en circuit court. Elle a conçu une mallette pédagogique évolutive en partenariat avec une Association locale « L'outil en main ». Une caisse en bois de nos forêts sera mise à disposition des profs agri dès la rentrée prochaine. « Elle nous sert de support pour mettre notre matériel pédagogique : des bocaux contenant les graines que nous cultivons, de la farine, de l'huile et du tissu en lin pour faire le lien avec la fleur bleue... L'outil est prêt à faire feu à plus grande échelle », insistent Anne-Laure et Yann.

 

Un travail en binome

Nos ambassadeurs travaillent en binôme pour se rendre dans les classes ou recevoir à la ferme, envoyer des photos de leur quotidien... Ils sont 9 binômes à ce jour et l'idée est d'en créer de nombreux supplémentaires chaque année à l'échelon départemental. Au niveau régional, tous les champs du possible sont ouverts. « Ce n'est pas de financement dont nous avons besoin mais de bonnes volontés », résume Anne-Laure. Alors certes, l'exercice 2020/2021 a fortement été perturbé par la crise sanitaire, mais justement, dans ce contexte, « les enfants ont encore plus besoin de venir nous voir, de s'évader ». Alors rendez-vous pourquoi pas à la prochaine rentrée ?

Renseignements au 06 83 52 59 15

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