Aller au contenu principal

Retour du loup en Normandie : prédation - réaction.

Pas de déni face au retour du loup en Normandie, mais pas de sur-réaction non plus. De la méthodologie, a insisté Claude Fond, secrétaire général de la FNO (Fédération Nationale Ovine), auprès de ses homologues normands, région où le dernier « leu » a été abattu officiellement en 1888 dans la forêt d’Ecouves (Orne).

A chaque loup son morceau préféré : le cœur, les poumons, les viscères, l’épaule droite, voire la gauche. Il s’attaque principalement aux grands cervidés, aux chevreuils, aux lièvres ou aux sangliers mais en meute. « Le loup se tape ce qu’il y a de plus facile », comme le mouton ou le veau, mais pas les volailles enfermées la nuit et trop proches de l’humain ou du chien.
A chaque loup son morceau préféré : le cœur, les poumons, les viscères, l’épaule droite, voire la gauche. Il s’attaque principalement aux grands cervidés, aux chevreuils, aux lièvres ou aux sangliers mais en meute. « Le loup se tape ce qu’il y a de plus facile », comme le mouton ou le veau, mais pas les volailles enfermées la nuit et trop proches de l’humain ou du chien.
© DR.

Eure et Seine-Maritime, même loup donc même combat. S’agit-il pour autant de celui observé dans le Calvados ? Plausible, mais rien n’est encore prouvé. En tout état de cause, il s’agit d’un individu en quête d’émancipation selon Nicolas Gavard-Gongallud. A la demande de Christophe Guicheux (responsable de la section ovine de la FNSEA 27), le directeur de la Fédération des Chasseurs de l’Eure est venu donner, jeudi dernier à Evreux, un cours d’étiologie sur le coming-back du leu dans notre région à tous ceux que le sujet intéresse ou inquiète.

 

En quÊte d’un territoire et d’une promise

En quête d’émancipation ? En d’autres termes, un jeune loup en capacité de se reproduire, mais chassé par son unité de base (un mâle et une femelle alpha seuls procréateurs de la meute) et en quête d’un territoire et éventuellement d’une promise pour se fixer durablement. Pour Madame, ce n’est pas gagné, mais pour le territoire, on peut s’interroger.

« Se fixera-t-il dans l’Eure ? Je ne vois pas comment il pourrait trouver une femelle et fonder une famille », estime Nicolas Gavard-Gongallud.

Du côté de la FNO, on se montre beaucoup plus prudent. « Il y a 20 ans, on nous disait que le loup ne traverserait jamais ni l’autoroute ni le Rhône. La suite, on la connait et on la subit », rétorque Claude Fond.

Mais finalement peu importe pour le moment. Même seul, il lui faudra bien subvenir à ses besoins quotidiens côté gamelle. Et même si le loup en émancipation dispose d’une durée de vie moindre qu’en meute (10 à 14 ans), quid de nos moutons sachant que le loup est un opportuniste à la faculté d’adaptation démontrée. «Sommes-nous capables de vivre avec cet animal qui n’a aucun prédateur ? Est-il compatible avec l’écopâturage ?», s’interroge Christophe Guicheux.

Début de réponse de Philippe Dubuisson (section ovine NatUp) : « non ». Du côté des céréaliers qui disposent à côté d’une troupe ovine, à la première attaque, le choix sera vite fait.

 

Se tenir prêt

« Il faut être prêt à la première attaque, nuance Claude Fond précisant que notre objectif n’est pas l’extermination du loup, mais la protection de nos troupeaux qui font partie de son bol alimentaire». Et de proposer une méthodologie réactive. Un : déclarer immédiatement (les preuves disparaissent très vite) toute attaque auprès des autorités compétentes. Deux : mettre en place des mesures de protection : fox light (effarouchement lumineux préconisé par la DDTM, mais décrié par la FNO), clôtures de protection voire chien de protection (patou). Le coût entre dans le cadre de crédits d’urgence (100 % de prise en charge) et seul chemin pour pouvoir prétendre à des tirs de défense très encadrés. Au-delà, il faudra intégrer le plan loup au PDR (Plan de Développement Rural). La profession attend du soutien politique.

 

Numéros d’urgence en cas de prédation DDTM : 02 32 29 60 66 (en semaine) ou 06 63 30 53 20 (week-end) OFB : 02 32 52 05 08

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Eure Agricole.

Les plus lus

Pour le moment, l'offre mondiale de grains reste abondante, justifiant le maintien des cours à un niveau relativement bas.
Le marché des céréales dans l'expectative pour la prochaine campagne.
La guerre au Moyen-Orient et le blocage du détroit d'Ormuz, par où transitent d'importantes quantités de fertilisants et de…
Une équipe formée aux dernières évolutions réglementaires.
Lancement des déclarations PAC 2026 à la FNSEA 27.
À l'approche de la nouvelle campagne de déclaration PAC 2026, la FNSEA 27 se mobilise une nouvelle fois pour accompagner les…
Tableau 1.
Maïs : démarrage à froid, le piège des semis trop précoces.
Les semis des espèces de printemps s'enchaînent et la tentation de débuter les semis de maïs se fait de plus en plus ressentir.
Le coup d'envoi a été donné lundi 30 mars à 13 heures, au collège Victor Hugo de Gisors.
Les collégiens se relaient pour traverser l'Eure à vélo.
Jusqu'au 3 avril, lors de la Semaine Olympique et Paralympique, les collégiens de l'Eure enfourchent leur vélo. Unis dans un…
La 16e édition a été lancée lors d'une soirée au Salon international de l'Agriculture.
Concours Graines d'Agriculteurs : les candidatures sont ouvertes.
Porté par Terres Innovantes, le concours Graines d'Agriculteurs récompense chaque année cinq jeunes installés qui portent des…
La mise à disposition d'un logement permet de stabiliser les équipes saison après saison.
Logement des saisonniers : pas une obligation, mais une solution.
Pour beaucoup d'employeurs agricoles, le logement du salarié saisonnier est perçu comme une contrainte imposée. En réalité, la…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 185€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site l'Eure Agricole
Consultez le journal l'Eure Agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal de l'Eure Agricole