L'Eure Agricole Et Rurale 06 mai 2014 à 12h16 | Par L'Eure Agricole

Rencontre - « Poursuivre et renforcer l’action de notre syndicat »

Le 11 avril dernier, le conseil d’administration du syndicat de la propriété privée rurale de l’Eure a élu un nouveau président, Dominique Guenier. Interview.

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Dominique Guenier et Edouard Lemetais, le président et  le vice-président du syndicat  de la propriété privée rurale.
Dominique Guenier et Edouard Lemetais, le président et le vice-président du syndicat de la propriété privée rurale. - © FC

Vous succédez à Jacques Le Père de Graveron à la présidence du syndicat. Un commentaire sur ce passage de témoin ?
Dominique Guenier : Je crois d’abord que nous pouvons dire un grand merci à Jacques Le Père de Graveron pour avoir su animer, représenter et défendre les propriétaires privés ruraux de l’Eure que nous sommes.
Pendant 13 ans, il a eu beaucoup de courage et de ténacité pour mener à bien sa mission car, aujourd’hui encore, le droit de propriété et les propriétaires ne sont pas reconnus comme ils devraient l’être. Le passage de témoin s’est effectué en douceur et à l’unanimité de mes collègues du conseil d’administration. Je ferai mon possible pour continuer ce qui a été entrepris et développer  notre action dans l’intérêt du syndicat et de ses adhérents.


Justement, tout nouveau président se donne des priorités d’action. Quelles seront-elles ?
En effet, le conseil d’administration et moi-même, nous souhaitons développer un certain nombre de priorités. J’en citerai sept :
La première, essentielle pour faire perdurer notre syndicat, c’est d’augmenter le nombre de nos adhérents.
La seconde, c’est d’être mieux représenté dans un certain nombre d’instances départementales, régionales et nationales.
La troisième, c’est de réformer le mode de scrutin aux élections de la chambre d’Agriculture pour notre collège.
La quatrième, c’est de réviser les minimas et les maximas des baux ruraux comme la loi le prévoit depuis 2008.
La cinquième, c’est d’instaurer un cadre d’indemnisation des servitudes qui ne font qu’augmenter au fil des ans : gaz, fibre optique, réseaux, éolien, eau, EDF, tépléphone, Bac, Natura 2000, LNPN...etc.
La sixième, c’est de trouver un protocole d’accord avec la commission Territoire de la chambre d’Agriculture, les collectivités et l’administration afin d’être dédommagés et cela, par projet, avec des indemnités pérennes.
La septième priorité, c’est de trouver aussi un protocole d’accord pour tout ce qui est expropriation DUP (déclaration d’utilité publique).

Votre prédécesseur s’est toujours attaché à ce que l’utilisation du foncier agricole ne s’exerce pas « au détriment » de la propriété privée. Un commentaire ?
Bien sûr que nous devons tout faire pour subir le moins d’inconvénients possibles dans l’utilisation du foncier. Cela est  vrai pour les exploitants agricoles mais aussi pour nos locataires, pour nos propriétaires et nos propriétaires bailleurs. Sur ce dossier, je rejoins la position des représentants des organisations professionnelles agricoles de l’Eure qui appellent à la vigilance afin de ne pas gaspiller le foncier. Lorsqu’un projet se présente, nous devons aussitôt nous mettre autour de la table afin qu’il aboutisse intelligement.


(...)



Autre point « sensible » soulevé maintes fois lors  de vos assemblées, « la pression écologique et sa menace sur l’équilibre économique  et la compétitivité du monde rural ». Une approche que vous partagez ?
Naturellement. Et c’est une approche que je pourrais partager avec beaucoup d’autres, mais ce n’est malheureusement pas le cas. Vous parlez de pression écologique, vous pourriez parler de passion... Nous sommes bien souvent dans la démesure. L’essentiel est dans la question, à savoir : trouver un équilibre économique tout en maintenant une compétitivité du monde agricole. Cet équilibre est essentiel pour assurer l’avenir, notre avenir.Seulement, on le constate tous les jours : les propriétaires comme les entreprises sont très peu invités et complètement sous représentés ou volontairement ignorés dans les instances qui décident...


(...)


La suite de cet interview dans l'Eure Agricole et Rurale du 08/05/14, page 6.

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