L'Eure Agricole Et Rurale 04 juillet 2013 à 14h17 | Par F. Carbonell

Remplacement - "Le service de remplacement est incontournable dans l’Eure"

Patrice Noël, le président du Service de remplacement de l’Eure a présenté, le 27 juin à Guichainville, le bilan de la structure. De bons résultats d’ensemble.

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- © F. Carbonell

Le chemin parcouru par le Service de remplacement de l’Eure mérite bien des égards.Par les résultats d’abord qui, au fil des ans, progressent. Un exemple concret : en 2009, le service que préside Patrice Noël  a réalisé 8 200 heures de remsplacement.En 2012, ce chiffre a atteint les 16 000 heures ! Un doublement d’activité qui satisfait, bien évidemment, les responsables de la structure. “Notre association évolue bien” commente sobrement le président. Pour autant, la prudence est de mise avec cette belle progression.

Des motifs différents, des motifs d’urgence
“J’apporterais, justement, un bémol à ce constat car les motifs de remplacement qui ont explosé, ce sont les accidents et la maladie” souligne Patrice Noël. Un constat qui permet de mieux comprendre les besoins en remplacement.“Même si nous sommes parfaitement dans notre rôle en répondant à ces problématiques.L’important, c’est que les agriculteurs fassent la démarche auprès de notre service” estime le président. Quant à chercher des explications liées à l’importance des heures concernées par la maladie ou les accidents, Patrice Noël fait le constat simple et efficace “que les exploitations, aujourd’hui,  sont de plus en plus grandes avec de moins en moins de main d’œuvre.Et, dans le même temps, la population agricole vieillit.              Du coup, nous  observons beaucoup de demandes pour de longues maladies ou des accidents, avec un besoin immédiat en remplacement car la main d’œuvre est à flux tendu sur les exploitations.”
Dans son rapport moral, Patrice Noël a également évoqué la mise en place d’un contrat d’assurance collective. Ce contrat a été mis en place conjointement entre quatre services de remplacement normands et Groupama. “Notre but, c’est avant tout de proposer un produit permettant d’assurer nos exploitations à moindre coût.Et nous devons faire face aujourd’hui à une demande différente de ce que nous avons pu connaître.”

Un recrutement permanent
Concernant la vie du Service, le président a aussi fait le constat “d’une clientélisation de nos adhérents”. Et de préciser : “Ils sont donc très exigeants et ne préparent pas forcément leur remplacement. Il est donc compliqué de répondre de façon satisfaisante à toutes leurs demandes.” L’observation ne se limite d’ailleurs pas au seul territoire eurois d’après le président. “Mais cette constatation peut être élargie à bien d’autres départements et régions. Il faut faire avec...”


(...)

La suite de cet article dans l'Eure Agricole du 04/07/13, page 3.



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