L'Eure Agricole Et Rurale 19 novembre 2014 à 08h00 | Par L'Eure Agricole

« Réduire la densité des populations de sangliers dans les massifs est la seule solution à nos problèmes »

Ce vendredi 21 novembre à Orvaux se tiendra une réunion autour des dégâts du gibier. Avant ce rendez-vous, Roger Maeckelberghe, son président, répond à nos questions.

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Pourquoi cette réunion ?
C’est assez simple : nous voulons faire l’état des lieux en ce qui concerne les dégâts de gibier dans notre département. Avec les adhérents, nous effectuerons le recensement des dégâts aux cultures mais aussi ceux liés aux victimes de la route. Car il s’agit là d’une réalité avec le nombre toujours conséquent d’accidents de circulation provoqués par le gros gibier. Et puis, tous les autres dégâts pas vraiment reconnus mais qui existent bel et bien, ceux relevés chez les particuliers avec des jardins et des pelouses détruits. Nous ferons un tour de table de toutes ces situations et des problèmes rencontrés.
La Codegile, c’est une quarantaine d’adhérents mais l’assemblée générale et les réunions regroupent plus de monde… Pour autant, notre association n’est pas là pour faire « de l’adhésion ».  La cotisation est symbolique et elle n’est là que pour faire tourner l’association. On ne force personne à venir mais les sympathisants sont nombreux. Notre champ d’action se situe sur l’ensemble de l’Eure avec, naturellement, une présence plus importante autour des grands massifs forestiers où se cumule, disons-le, l’essentiel des dégâts de gibier.

Quels sont les faits marquants de l’année ?
Bien qu’il a été dit et répété, à ceux qui voulaient l’entendre, que le gros gibier était en baisse d’effectif partout,  il n’en est rien. Avec de vrais points noirs autour de Ste-Marthe, Sébécourt, les Baux- de-Breteuil, le Fidelaire où l’on a jamais vu autant de sangliers enplaine, depuis le printemps et jusqu’à l’ouverture de la chasse. Cela se calme forcément actuellement mais le mal est fait et se poursuit. On constate ainsi qu’il y a des sangliers nés en plaine et qui n’ont découvert la forêt qu’en septembre, au moment de l’ouverture. Autre fait marquant, c’est qu’on voit de plus en plus de sangliers « croisés ». On est là plus proche du porc que du sanglier.

Quel est le gros gibier qui est à l’origine de ces dégâts ?
Le sanglier dans 80 % des cas. C’est pourquoi, en terme de solution pour répondre à ce problème récurrent, seule la diminution du cheptel peut modifier les choses. C’est ce que nous réclamons depuis des années à la Codegile. Et, disons-le, les gestionnaires de chasse du gros gibier n’en ont plus la maîtrise tellement la population y est abondante. C’est pourquoi, s’ils ne tirent pas tout ce qu’ils voient, cette population demeurera et continuera à croître.
Les laies et les adultes, comme le reste, doivent être tirés. Je vais sans doute faire bondir les gestionnaires de chasse, mais une laie aux 100 hectares, c’est largement suffisant. Seulement, nous en sommes très éloignés, surtout pour des animaux « croisés » qui ont une prolificité qui n’est pas celle du sanglier sauvage mais du porc domestique.  Ils arrivent à faire deux portées par an avec 8 à 10 petits contre 4 à 6 normalement. Avec des animaux quasiment quatre fois plus prolifiques, comment voulez-vous qu’il n’y ait pas surpopulation ?



La suite de cet interview dans l'Eure Agricole et Rurale du 20/11/14, page 4

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