L'Eure Agricole Et Rurale 29 mai 2020 à 07h00 | Par Audrey Ottonelli

Randonnée pédestre : sur le chemin du Genévrier aux Andelys.

Le confinement terminé, nous pouvons reprendre nos promenades, à moins de 100 km de notre domicile, bien-entendu. Aujourd’hui, détour par les Andelys et sur le sentier de découverte et d’interprétation du Genévrier.

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Une magnifique vue sur la Seine.
Une magnifique vue sur la Seine. - © A.O.

Le sentier de découverte et d’interprétation du Genévrier aux Andelys a été réalisé grâce au soutien du Département de l’Eure dans le cadre de sa politique des Espaces Naturels Sensibles en collaboration avec le Conservatoire d’espaces naturels de Haute-Normandie.

Au départ du magnifique site de Château-Gaillard, le sentier vous offre un parcours d’environ 1h15, accessible aux petits et aux grands. Sur le coteau calcaire du Château-Gaillard se trouve le sentier du Genévrier. Vous pourrez admirer les paysages dominant la vallée de la Seine et la majestueuse forteresse militaire médiévale du XIIe siècle en ruine mais également découvrir des animaux et des plantes telles que l’hélianthème des apennins (floraison en mai), l’anémone pulsatille (floraison en avril), l’origan (floraison en août), l’aster linosyris (floraison en septembre) ou encore l’épitactis brun rouge (floraison en juin). Ces espèces poussent sur la pelouse calcicole du coteau, pelouse rase développée sur un sol sec et calcaire. Cet endroit exposé à la lumière directe abrite, par ailleurs, de nombreuses espèces typiques du sud de la France comme le lézard vert et l’ail à tête ronde.

 

UN PEU D’HISTOIRE

Ces coteaux calcaires andelysiens étaient, jusque dans les années 1950, entretenus par des troupeaux de moutons. «L’élevage en parcours libre était très répandu dans la région, jusqu’à sa disparition au profit de pratiques plus intensives de culture et d’élevage sur les plateaux et dans les fonds de vallées. Ces milieux ont donc été abandonnés. Il y avait, également, des cultures d’arbres fruitiers (griottiers, pommiers, poiriers) et de vignes. Une grappe de raisins figure d’ailleurs sur le blason de la ville des Andelys. Sur les coteaux, on pouvait aussi cultiver l’orge, le blé ainsi que des plantes tinctoriales pour la coloration des tissus », raconte le Conservatoire d’espaces naturels de Haute-Normandie. Aujourd’hui, les coteaux de Saint-Michel à Evreux reviennent à ce type de cultures et d’entretien grâce au troupeau de moutons municipal ébroïcien. Grâce à ses richesses, le chemindu Genévrier - dont le nom rappelle la présence de cet unique résineux endémique de la région doté de baies encore aujourd’hui utilisées en cuisine et en médecine - vous emmènera au plus profond de ce site naturel remarquable.

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