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Quels équipements pour surveiller les chaleurs et les vêlages ?

L’antenne de Bernay de la chambre d’agriculture de Normandie organisait mardi 1er octobre une porte ouverte au GAEC Vaudron, à la Chapelle-Gauthier, afin de faire le point sur l’agriculture de précision. Les thèmes des systèmes de guidage en cultures et du monitoring en élevage ont été abordés.

© audrey ottonelli

Aujourd’hui, il est plus difficile d’observer à l’œil nu les chaleurs des vaches laitières. Elles sont, en effet, plus courtes et les expressions sont moins fortes mais les équipements disponibles pour la surveillance des chaleurs et des temps d’observation (4 fois 10 minutes par jour) permettent aux agriculteurs d’en détecter environ 80 %. Jean-Jacques Beauchamps de la chambre d’agriculture a fait le point, mardi dernier, lors de l’atelier agriculture de précision.

« Il existe différents outils d’aide à la détection : le détecteur mé-canique, la caméra, le dosage progestérone, la boucle, le podomètre et le collier. Ces deux derniers se développent et se généralisent dans les exploitations de vaches laitières. 10 à 15 % des élevages sont désormais équipés d’un outil d’aide », com- mente Jean-Jean Beauchamps. L’agriculteur peut associer ses outils d’aide à la détection à des critères physiologiques. « Les informations émises par l’outil d’aide à la détection peuvent être corrélées avec d’autres données collectables telles que le chevauchement, l’agitation, l’ingestion, la rumination, le nombre de pas ou encore la température de la vache ».

DES OUTILS ET DE LA SURVEILLANCE

L’ensemble des données collectées permet d’améliorer l’in- formation à l’éleveur. Un pic d’activité donne l’alerte. Le podomètre calcule le nombre de pas effectué par l’animal, le temps de marche et les posi- tions debout/couché. Le prix du dispositif varie entre 90 et 150 € auquel il faut ajouter le tarif de la base de réception et celui des liaisons. L’accéléromètre, plus connu sous le nom de boîtier au collier, mesure les mouvements dans les trois dimensions. Un collier peut, aussi, calculer la tempé- rature, le temps de marche et la rumination. Son prix oscille entre 80 et 120 € pour le collier auquel il faut ajouter entre 3 et 4000 € pour la base. Des options sont généralement proposées par les fournisseurs.

Une étude menée, en Norman- die, dans des élevages équipés en 2014 et 2016 indique qu’il existe une amélioration des résultats pour l’agriculteur. Une réduction de l’observation de l’IVV (intervalle vêlage-vêlage) de 5 à 6 jours est enregistrée. « Ses résultats motivent les éleveurs », note Jean-Jacques Beauchamps. La détection des vêlages se concrétise grâce à la tempé- rature, aux contractions, à la modification de la position de la queue, à l’écartement de la vulve mais également au temps de rumination. Les outils mis à disposition pour « prédire » un vêlage sont le dôme de surveillance, caméra vidéo mais également le baby phone pour certains éleveurs. « Le monitoring fait partie des dispositifs mais est compliqué à utiliser. La sonde vaginale peut être une option comme un dispositif sur la queue », détaille le représentant de la chambre d’agriculture de la Manche.

Des études mettent en avant environ 5 ans pour amortir le coup du dispositif sachant qu’une nouvelle gamme voit le jour généralement tous les 5 ans. Franck Lainé, agriculture sur le secteur de Bernay, utilise le système de détection des vêlages basé sur l’activité des vaches en temps réel, SmartVel. Ce dispositif est composé de capteurs à poser sur la queue et d’un boitier collecteur qui vous alerte par SMS et appel vocal lors de la mise bas. « Cet outil a amélioré mes conditions de travail. Je peux passer des nuits correctes ou sortir car je suis averti par SMS et appel vocal. C’est plutôt pratique. Je suis serein », conclut l’éleveur de blondes d’Aquitaine.

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