L'Eure Agricole Et Rurale 29 janvier 2014 à 08h00 | Par Florence Sellier

Protection - Quand les ravageurs s’invitent dans les champs...

Les animaux occasionnent parfois des dégâts considérables sur les cultures. Le canton FDSEA d’Etrépagny a organisé, le 21 janvier, une réunion sur les solutions qui existent.

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 (© DR/Réussir)

D’année en année, les dégâts dus aux corbeaux, aux corneilles et aux pigeons ramiers sur les semis de cultures de printemps (maïs notamment) s’intensifient. Les conséquences de ces dégâts peuvent être considérables. Les agriculteurs essuient des pertes économiques importantes causées par ces destructions de semis (le coût de semis d’un hectare de maïs est de 150 € en moyenne).Mais un ressemis tardif peut engendrer également une perte de rendement.


Un effaroucheur sensoriel autonome et polyvalent

Les co-présidents Jean-Philippe Pétillon, Luc Deceuninck et Christophe Blanckaert, secrétaire général du canton d’Etrépagny ont souhaité faire connaître aux membres du canton un nouveau dispositif d’effarouchement d’oiseaux ou de mammifères pour lutter contre les dégâts aux cultures. Eric Bourgoin (JEP SAS Bourgoin), spécialiste de la gamme Kryos a fait la démonstration de la balise d’effarouchement non loin de Gamaches en Vexin.Le principe de la balise consiste à reproduire par sons ou ultrasons des cris de congénères en détresse et des bruits de prédateurs pour éloigner les animaux nuisibles.Une même balise éloigne jusqu’à cinq espèces d’animaux nuisibles.

Son spectre d’action va des oiseaux (corneilles/corbeaux, étourneaux, vanneaux, pies, choucas, freux, cormorans, moineaux, oies) aux cervidés, en passant par les sangliers, les blaireaux ou les lapins. Ces sons ou ultrasons, émis par une balise autonome alimentée par l’énergie solaire.Ils sont programmables en fonction des espèces animales à éloigner. La zone de protection va de 3 à 5 hectares en fonction du site, du type d’oiseau et jusqu’à 10 à 20 hectares pour les corbeaux.Cette technique de lutte seule ne peut être suffisante, l’effarouchement ne diminue pas les populations, mais déplace plutôt d’un champ à l’autre les populations que l’on effarouche. Ces techniques de lutte doivent donc être associées à une gestion des populations (voir tir et piégeage). Cet effaroucheur a déjà été testé par  la Fédération des chasseurs de la Marne. Le canton d’Etrépagny souhaite tester ce dispositif et le mettre à disposition de ses adhérents pour protéger leurs cultures au moment des semis, éventuellement dans les stockages de grains, etc.



 

Et aussi...



Retrouvez des informations complémentaires dans l'Eure Agricole et Rurale du 30/01/14, pages 22 et 23 :


- Tir et piégeage : la réglementation


- Ils sont classés nuisibles (par l’AGRPE de l’Eure)


- L'indemnisation des dégâts de grand gibier, mode d'emploi

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