L'Eure Agricole Et Rurale 20 avril 2017 à 15h00 | Par L'Eure Agricole

Protéagineux : de meilleures conditions qu'en 2016

PROTÉAGINEUX Moins développées que l'an dernier, les cultures sont moins exposées aux risques de maladies.

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Dégâts de corbeau sur féveroles en cours de levée.
Dégâts de corbeau sur féveroles en cours de levée. - © -D-R

Pour cette campagne, lesp ois de printemps, pois d'hivr et féveroles de printemps semblent pousser dans de meilleures conditions dans l'Eure et en Seine-Maritime qu'en 2016. Nouveauté cette année : les pois chiches de printemps, cultivés principale-ment dans l'Eure sur quelques centaines d'hectares. Le point sur les cultures au 5 avril.

Les pois d'hiver

L'année 2016 a été très décevante pour cette culture qui avait séduit de nouveaux producteurs dans l'est de la Seine-Maritime en petites terres, récoltant jusqu'à 65 q/ha à peu de frais. Aussi, les semis d'automne 2016 ont été plus modestes qu'un an plus tôt, autour de 200 ha toujours dans l'est du département.

Les variétés ont été semées dans la première semaine de novembre -une semaine plus tard qu'en 2016 avec des densités modérées de 50 à 60 graines par mètre carré dans les variétés Balltrap, Fresnel et Curling. Suite aux observations de 2016, le désherbage de prélevée a été renforcé par l'adjonction systématique de Centium CS (clomazone) visant un meilleur contrôle des gaillets. Une majorité de parcelles a fait l'objet d'un traitement antigraminées complémentaire en décembre avec Kerb Flow (propyzamide), toujours très efficace. Début avril, les parcelles étaient dans un état très satisfaisant, au stade 10-12 folioles avec des ramifications basales moins développées qu'un an plus tôt. Les producteurs de pois d'hiver apprécient particulièrement l'absence de traitement à appliquer à cette culture en sortie d'hiver, ce qui libère autant de temps pour le reste des travaux ailleurs (fertilisation azotée, protection insecticide et fongicide, régulateurs divers, préparation des sols pour les cultures de printemps).

La climatologie depuis novembre est proche des moyennes trentenaires et les périodes plus sèches en mars avril sont de nature à convenir pleinement au pois d'hiver en lui main-tenant un état sanitaire indemne d'ascochytose et de bactériose,contrairement à 2016. Sans résultats probants à la récolte 2017, la culture du pois d'hiver risque de retomber dans l'anonymat.

Féveroles et pois de printemps

Les surfaces des féveroles et du pois de printemps sont encore restés à un niveau très faible compte tenu de trois paramètres : - un intérêt inédit des agriculteurs de l'Eure et de la Seine-Maritime pour les betterave sucrière, lin textile et pomme de terre, qui connaissent un vif succès pour nombres de nouveaux producteurs ;

- un prix décourageant des pois et encore davantage des féveroles ;

- un parasitisme toujours mal maîtrisé : bruches devenues totalement incontrôlables pour les féveroles et le champignon Aphanomyces, épée de Damoclès pour toutes les parcelles semées en pois.En dehors de ce contexte, les semis du printemps ont démarré vers le 20 février pour une petite partie des féveroles, et n'ont repris qu'après le 20 mars pour les pois et la fin des féveroles.

Les premiers semis de féverole de printemps ont 3-4 étages de feuilles, alors que les derniers semis ne sont pas encore levés. Comme chaque année, les sitones sont présentes sur les deux espèces (quasi absentes sur pois d'hiver) et les thrips s'observent sur pois de printemps, justifiant le plus souvent un voire deux passages insecticides. Le désherbage de prélevée ne pourra être jugé que dans quelques semaines.

Pois chiches

Accompagnant la demande de la société Beuzelin, autour de 200 hectare de pois chiche ont été semés mi-mars. La rareté des semences cette année a limité les emblavements et les connaissances sur la culture res-tent encore rudimentaires. Les semis ont été faits en bonne condition, de fin février à début avril. Il sera dont intéressant de pointer l'incidence de la date de semis sur le rendement de cette campagne, compte tenu d'un cycle végétatif assez long. La croissance est lente en début de cycle. La culture ne connaît pas de parasites inféodés à l'espèce en début de cycle. Cette campagne permettra ainsi, entres autres, de savoir s'il faut ou non combattre les thrips présents sur les plantules.

François D'Hubert

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