Aller au contenu principal

Philippe et Clément ramènent leurs fraises de Germain.

Philippe Fleury et Clément Boquet, à la tête de l’entreprise « Les fraises de Germain » située à Morgny (27), ramèneront les leurs à Etrépagny. La meilleure des façons de rencontrer le consommateur et lui faire goûter un produit d’exception qui crée parallèlement de l’emploi de proximité.

Avec les distributeurs automatiques, Philippe et Clément rencontrent finalement assez peu le consommateur.
Raison de plus pour aller à son devant à l’occasion du comice et apprécier le ressenti d’un palais peut-être plus habitué à la fraise espagnole.
Avec les distributeurs automatiques, Philippe et Clément rencontrent finalement assez peu le consommateur.
Raison de plus pour aller à son devant à l’occasion du comice et apprécier le ressenti d’un palais peut-être plus habitué à la fraise espagnole.
© TG

A la SCEA des Brulins, 6 agriculteurs associés, on n’hésite pas à sortir des sentiers battus. Aux grandes cultures et à la luzerne, la fraise pointe le bout de son nez pour la 7e campagne. A l’origine de cette diversification, Philippe Fleury qui, avec sa maman, faisait du maraîchage dont de la fraise. Puis, avec Clément Boquet, il a développé cette activité. La production annuelle atteint désormais 8 à 9 t sous 4 000 m2 de serre. « On vient de s’agrandir, mais on ne s’interdit pas un futur développement. La fraise se cale bien à notre calendrier des travaux avec une période un peu plus calme dans la plaine en mai-juin, commente Clément. On arrête de cueillir à la mi-juillet au moment où démarre généralement la moisson ».

 

3 EX-DISTRIBUTEURS DE SANDWICHS

Pas de cueillette directe à la ferme, « on aurait trop de perte », mais un circuit ultra-court quand même : « un intermédiaire maximum entre nous et le consommateur », insiste Philippe. Le système D a également été sollicité sous forme de 3 ex-distributeurs à sandwichs reconvertis pour la bonne cause et situés à Ecoui, Morgny et Boos. Des emplacements stratégiques puisque Clément et Philippe, ou un de leur proche, passent devant au quotidien. « On fait du réassort tous les jours alors que faire le déplacement uniquement pour la fraise, ce ne serait pas rentable ».  Sans parler du bilan carbone ! Quelques revendeurs commercialisent le reste et la boulangerie locale commence à s’y intéresser. « Nos prix de vente ne varient pas au cours de la saison. Nous nous situons dans une fourchette basse par rapport à la qualité que nous offrons même si nous avons dû revoir cette année nos tarifs à la hausse pour tenir compte de la réévaluation du Smic ». La fraise exige de la main-d’œuvre.

 

5 TEMPS PLEINS

« On embauche 3,5 saisonniers en pleine production. Avec nous, ça fait 5 temps pleins ». Clément et Philippe, c’est la plantation, l’irrigation, le suivi de la production, la gestion des commandes et les livraisons. La cueillette, c’est tous les jours donc de l’ultrafrais, « celle du matin est distribuée le jour même » et plutôt l’apanage de mains d’expertes. « Nous ne recevons que des CV de femmes ». L’entreprise peut compter sur une cueilleuse « historique » qui officie de mai à septembre (pour les plants remontants) accompagnée de nouvelles recrues qu’il faut former. Compter une semaine d’apprentissage. Et Clément et Philippe d’insister sur le volet social de leur démarche : de la création d’emplois locaux et des conditions de travail optimisées. A Morgny, pas besoin de se baisser pour ramasser le fruit et d’astucieuses brouettes pour entasser les barquettes sans la moindre pénibilité. A la clé, un rendement qui peut atteindre 20 caisses, soit 80 kg/j. Alors à quand la fraise de Germain dans votre assiette ?

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Eure Agricole.

Les plus lus

De nombreux projets seront impactés par la baisse et la fin des tarifs d'achat.
La méthanisation agricole à l'épreuve de la fin des tarifs d'achat.
Durant la dernière décennie, le fort développement de la méthanisation en injection s'est largement appuyé sur le mécanisme des…
Pour certains systèmes d'incorporation de conservateur, comme chez Pöttinger, le produit est stocké dans une cuve frontale.
Quelles solutions pour appliquer le conservateur dans le fourrage dès le pressage ?
Le conservateur incorporé dans le fourrage lors de la récolte contribue à préserver la qualité, à réduire les pertes et à…
Les responsables syndicaux ont convié le préfet sur l'exploitation d'Antoine, Charlotte et Anthime Grandjacques.
Rencontre avec le préfet de l'Eure : l'installation au cœur des enjeux.
Vendredi 11 septembre, les responsables de Jeunes Agriculteurs de l'Eure ont convié le préfet sur l'EARL des Bruyères à…
Un cheval sous anesthésie au bloc chirurgical. Au CHVE de Livet, les box post-opératoires sont capitonnés. "Le réveil est une période critique de la chirurgie, avec un taux de mortalité opératoire plus élevé que chez l'humain."
À l'hôpital des chevaux : "ils ont gagné 10 ans de vie".
Le centre hospitalier vétérinaire équin de Livet, dans le Pays d'Auge, est en constante évolution pour prodiguer des soins…
Pour être sûr d'appliquer la bonne distance de sécurité, consultez l'outil gratuit "Distance Riverains" proposé par Arvalis.
Pulvérisation en grandes cultures : la liste des matériels homologués pour réduire la dérive s'étoffe.
Retrouvez la liste des matériels reconnus pour leur effet antidérive. Leur utilisation est un prérequis pour réduire les…
Exploitant du complexe aquatique, élus des communes qui ont participé à l'investissement, représentants de la filière granulé de bois et bois énergie, techniciens spécialisés dans le fonctionnement des chaudières à pellets de bois, tous étaient réunis lors de cette journée de sensiblisation organisée par Propellet.
"Laisser une place pour le granulé de bois".
Propellet organise des journées de découverte du granulé de bois dans toute la France. La journée normande a eu lieu le 10…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 185€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site l'Eure Agricole
Consultez le journal l'Eure Agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal de l'Eure Agricole