L'Eure Agricole Et Rurale 11 février 2014 à 08h00 | Par L'Eure Agricole

Passage obligé - Des états généraux de l’agriculture française très attendus

La veille du salon international de l’Agriculture, la FNSEA et les membres du Conseil de l’agriculture tiendront leurs états généraux à Paris. Pour Régis Chopin, président de la FDSEA, ce rendez-vous est d’une importance capitale.Il explique pourquoi.

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- © FC

La FNSEA et les membres du conseil de l’Agriculture française vont tenir vendredi  21 février, veille du salon de l’Agriculture, leurs états généraux de l’Agriculture. Quel est l’objectif de cette démarche ?

Lorsque le président de la FNSEA  a annoncé ces états généraux, le 20 décembre dernier, nous étions dans la déclinaison de la prochaine réforme de la Pac. La restriction du budget européen, pour la période 2014 -2020, la convergence des paiements européens entre les états mem-bres, l’orientation nouvelle des soutiens vers les productions animales, la surenchère environnementale liée aux différentes réglementations qui concernent l’agriculture, la surenchère fiscale et administrative ont provoqué un sentiment d’exaspération chez les agriculteurs. Xavier Beulin  a saisi le Conseil agricole français (composé du Crédit Agricole, de la CMSA, de Groupama, de JA national, de Coop de France) pour déclarer la tenue d’états généraux  en Agriculture, symbolisant le découragement de notre profession. En effet, une grande attente du secteur agricole est ressentie depuis plusieurs mois, après les évènements bretons de l’automne.
(...)

Comment la FRSEA  Haute Normandie et la FDSEA de l’Eure ont-elles participé  aux travaux préparatoires ?
Un  travail de préparation de ces états généraux a été mis en chantier  dés le début janvier. Chaque fédération régionale devait faire remonter ses réflexions au niveaude la FNSEA pour qu’ensuite, la synthèse soit faite dès le 10 février. La restitution de cette réflexion, le 21 février prochain, sera ainsi le catalogue des attentes de toutes les régions, de toutes les productions pour que tous nos atouts s’expriment en  productivité, en croissance et en compétitivité. La FDSEA de l’Eure a décidé de rassembler sa section grandes cultures au profit de cette réflexion, tandis que la FNSEA 76 se concentrait sur les difficultés rencontrées dans l’élevage.La mise en commun s’est faite le 31 janvier* (document en pièce jointe). La réflexion s’est organisée autour de trois thématiques : l’excès de normes qualitatives et administratives, l’accroissement de la compétitivité et le développement de l’emploi, la modernisation et l’innovation pour accroitre la productivité.


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