L'Eure Agricole Et Rurale 18 juillet 2013 à 10h50 | Par L'Eure Agricole

Pac 2014-2020 - Une perte de 36 millions d'euros pour l'économie euroise

Régis Chopin, président de la FDSEA de l'Eure, revient sur les possibles répercussions de la Pac pour l'Eure.

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L’agriculture régionale pourrait connaître de profonds 
bouleversements.
L’agriculture régionale pourrait connaître de profonds bouleversements. - © (S. LEITENBERGER)

"Une fois les accords européens des 26-27 et 28 juin dernier obtenus entre la Commission, le Parlement et le Conseil Européen, nous rentrons sans répit dans une deuxième étape baptisée : déclinaison nationale des modalités de la prochaine réforme de la Pac.Si la fin des DPU historiques, les budgets, le pourcentage de recouplage, le paiement vert sont actés, les seules variables d’ajustement résident dans la surprime des 50 premiers hectares et par différence, le paiement de base.

Le ministre de l’Agriculture reste déterminé à propos d’un paiement redistributif conséquent (50 premiers hectares), afin de réorienter les soutiens du premier pilier vers l’intensification des exploitations.

A plusieurs reprises, nous avons dit, haut et fort, que cette surprime était un mauvais outil, dogmatique, emprunté aux mauvaises idées de la Confédération Paysanne. La FNSEA, quelles que soient les régions, quels que soient les systèmes, ne cautionne pas ce projet et s’en défend car il est source de division et s’apparente plus à un paiement structurel, qui n’a rien à voir avec le premier pilier du budget à vocation économique.

La réforme est une chose entendue, avec une convergence européenne incontournable, une convergence française à décider, mais en revanche, le paiement redistributif (surprime des 50 premiers hectares) privera la ferme Eure de 15 millions d’euros (hors recouplage), ne créera pas d’emplois, ne figurera pas le développement économique, ni la valeur ajoutée pourtant indispensables.
Je croirai plus à une réforme qui soutienne une production agricole forte, la modernisation des exploitations de tous les secteurs, sans oublier l’inévitable compétitivité des exploitations d’élevage.
M. Le Foll, s’il est convaincu par une réforme structurelle, devrait plus préserver toutes les possibilités de transfert du deuxième pilier vers le premier pilier pour conforter les exploitations très spécialisées, tels que le lait à l’herbe, et la viande à l’herbe, plutôt que de s’obstiner à siphonner les paiements du premier pilier, aboutissant à une perte totale de 36 millions d’euros.”

Retrouvez la position de la la FNSEA Nord Bassin Parisien, inquiète des répercussions de la Pac 2014-2020 dans l'Eure Agricole du 18/07/13, page 10.

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