L'Eure Agricole Et Rurale 20 juin 2012 à 11h19 | Par F.carbonell

Ovins 27 - Et le vote du tiers sortant est tombé...

L’ assemblée générale de la coopérative Ovins 27 s’annonçait sans difficulté particulière. Tout se passait bien jusqu’au renouvellement du tiers sortant au conseil d’administration.

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- © FC/Eure Agricole

L’assemblée générale touche à sa fin. C’est le temps du renouvellement du tiers sortant au conseil d’administration de la coopérative. Une formalité...Enfin presque. Françoise Prévost, la présidente, annonce les résultats et égraine les noms des administrateurs réélus et nouveaux venus. Les noms se suivent avec le décompte de voix nécessaires. La présidente découvre alors le nombre de voix qui accompagne son nom. Il lui en manque cinq pour être élue...


Conforter  les volumes de production

Voilà comment s’est achevée une réunion-bilan qui, jusqu’alors, s’était déroulée sans tension particulière.Une assemblée comme on peut en vivre partout ailleurs. Avec un rapport d’activités actif où il fut question - et débattu - des produits vendus sensiblement en baisse (- 100 000 €) sur l’exercice.Un sujet récurrent qui tient essentiellement aux volumes apportés insuffisants. Le beau centre d’allotement de la coopérative peut, en effet, largement supporter le nombre d’animaux actuellement commercialisés.D’ailleurs, Françoise Prévost ne disait pas autre chose dans son rapport moral.“Pour garder une filière ovine solide dans notre région, que ce soit pour notre coopérative comme pour les outils de tranformation de proximité, il est impératif que nous confortions nos volumes de production par un développement interne de nos élevages, par une augmentation de notre productivité.Mais nous devons aussi la faculté les départs à la retraite des éleveurs afin qu’ils transmettent leur atelier ovin...”

Du côté des indicateurs liés à la production de viande ovine française, certains sont plutôt bien orientés, à l’instar d’une production qui s’est enfin stabilisée avec une hausse des abattages de + 3 %. “Ce bilan a été obtenu grâce à une baisse limitée du cheptel fin 2010, soit - 0,4 % et une augmentation de la productivité numérique dans certains bassins de production” rappelle encore la présidente.Cela dit, l’effectif ovin dans l’hexagone continue à baisser (- 2 %).Et la Normandie ne déroge pas à cette tendance puisque la diminution du nombre de brebis aidées est de            4,23 %, passant ainsi le cheptel de 101 732 à 96 471 brebis.Cette évolution négative est un peu moins forte chez les éleveurs de plus de 80 brebis.



Consommation  et prix

“Il en est de même pour notre coopérative qui enregistre une baisse du nombre des brebis “adhérents” de 4 300 et une baisse de son volume de commercialisation de - 6,2 %.Cette tendance est certes moins prononcée que l’an dernier mais elle se poursuit...” souligne Françoise Prévost. Autre indicateur, celui de la consommation de viande ovine. Et là aussi, la chute se poursuit avec un recul de - 2, 9 %, portant ainsi la consommation par habitant à 3,3 kg par an. Par contre, du côté des prix à la production, ils ont été assez favorables en 2010.  “Ce début d’année s’annonce plutôt positif puisque sur les 22 premières semaines de 2012, le prix moyen s’élève à 5, 9 €/kg contre 5,61 €/kg sur la même période...” Un bon point qu’il faut aussitôt modérer avec les coûts de production en forte augmentation depuis la mi 2010 à mars 2011...Le coût de l’aliment acheté y est pour beaucoup comme celui des tarifs de l’énergie et des engrais...

Quant à la qualité des agneaux produits par la coopérative, elle reste stable puisque 80 % des agneaux d’Ovins 27 sont conformes aux cahiers des charges établis. “Cette qualité nous permet de commercialiser plus de la moitié des agneaux classés des adhérents  en marques et certifications” souligne la responsable de la coopérative. “De même, pour répondre à la demande de certains éleveurs engagés en filière bio, la coopérative est désormais certifiée.En partenariat avec Socopa Le Neubourg, nous pouvons maintenant commercialiser des animaux issus de cette filière...”

A l’heure du bilan financier (l’exercice se termine avec un résultat déficitaire de - 37 726 €, expliqué essentiellement par la baisse substantielle des subventions à l’appui technique...), les responsables de la coopérative ont insisté sur l’importance de contenir les charges.Du coup, le départ de trois salariés de l’entreprise au cours de l’exercice passé n’a pas été suivi de ré-embauches.“Une solution qui ne peut être que provisoire car la masse de travail se trouve aujourd’hui répartie sur les deux salariées restantes...” Une situation pour le moins tendue qui pourrait être “allégée” par le choix de l’embauche de deux apprentis “BTS production animal et secrétariat comptabilité”.


(...)

Retrouvez la suite de cet article dans l'Eure Agricole du 21 juin 2012, page 3.



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15 millions d’euros d’aides européennes sont disponibles pour la France pour le programme Fruits et Légumes à l’école, a rappelé Légumes de France le 3 avril. Malheureusement, les responsables de la filière craignent que les lourdeurs administratives ne rebutent les opérateurs pour utiliser ce dispositif.

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