L'Eure Agricole Et Rurale 18 février 2015 à 08h00 | Par L'Eure Agricole

Orama réclame la liberté d’entreprendre

Le président de la FNSEA 27 était présent sommet du végétal de Mont-de-Marsan. Il répond à nos questions.

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- © HG

Dans quel état d’esprit s’est déroulé ce sommet ?

Régis Chopin : Ce sommet du végétal s’est déroulé dans une perspective d’attente forte de la part des agriculteurs qui souhaitaient
que le ministre de l’Agriculture apporte des réponses quand au contexte économique de la France. Oui, notre agriculture a besoin de signaux lisibles et clairs afin que les agriculteurs sachent si les questions autour de la productivité, de l’exporta- tion, de l’ intensification, font encore partie des enjeux économiques agricoles. A ce sujet, Orama avait placé la barre assez haut, puisque deux tables rondes étaient prévues ;

la première avait pour titre « l’intensification, indispensable, au service de la compétitivité des exploitations agricoles », la seconde « l’intelligence réglementaire, clé de la relance économique».
A l’heure où la croissance économique française est en panne, un tel sujet ne pouvait être que très attendu par les congressistes.

La liberté d’entreprendre est un leitmotiv pour Philippe Pinta, le président d’Orama.
Est-elle vraiment menacée ?
Philippe Pinta s’est livré à un pointage méticuleux de tous les sujets qui heurtent les grandes cultures en France. Depuis la stagnation des rendements des céréales, en passant par les technologies OGM, par l’indispensable MAE zone intermédiaire, jusqu’à l’inévitable question autour de l’irrigation, chère aux producteurs du sud, et le cafouillage de Sivens, rien n’a été oublié. L’accent était mis sur l’aspect réglementaire de plus en plus pesant et trop contraignant, au point de gêner et d’empêcher tous les efforts de productivité et décourager les agriculteurs.

Au moment des débats, le principe de précaution, très décrié, l’attitude frileuse des politiques et la sempiternelle posture des ministres de l’Agriculture et de l’Environnement ont été fustigés comme jamais. Les échanges montraient réellement un découragement commun à toutes les productions, avec la culture du riz devenue quasiment impossible en Camargue, la chute des embla- vements du blé dur en zone traditionnelle, l’obligation d’une culture intermédiaire entre deux cultures de maïs. La menace est là, l’agriculture est en danger, telle était la formule employée par le président d’Orama.


La suite de cette interview dans l'Eure Agricole et Rurale du 19 février 2015, page 10.



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