L'Eure Agricole Et Rurale 21 janvier 2015 à 08h00 | Par L'Eure Agricole

« On veut bien jouer collectif mais à condition que les éleveurs s’y retrouvent »

La filière ovine dans l’Eure n’a pas encore trouvé ses marques. Même si Ovins 27 est prête à s’engager avec Cap Seine. Seulement, comme la presse locale s’en est fait l’écho récemment, une association a été relancée. Armel Marie et Christian Courtemanche expliquent pourquoi.

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- © Gutner

Il se dit que vous souhaitez relancer les Bergers de l’avenir, une association mise en sommeil il y a quelque temps déjà. Pourquoi ?

Christian Courtemanche : Comme pour toute association, nous allons structurer notre action d’une façon transparente et reconnue publi- quement.

Armel Marie : Notre but, c’est que tous les éleveurs puissent se parler autour d’une même table sans que cela soit source de conflits perma- nents. Seulement, depuis plusieurs années, ce n’est pas le cas. Autour de la table, le dialogue est impossible avec les représentants ovins de ce département.

Vous êtes pourtant, tous les deux, des anciens d’Ovins 27. Que reprochez- vous à l’idée d’un partenariat, voire d’une fusion, avec Cap Seine ?

CC
: L’évolution et la restructura- tion entre coopératives peuvent être favorables, à la condition que les problèmes à régler soient structu- raux et non pas des problèmes de personnes.

AM
: Si nous en sommes partis, c’est qu’il y a une raison ! Je n’ai pas le sentiment que cette fusion aille dans le sens des éleveurs. N’est-ce pas le prix de la production qui devrait être au cœur du débat ? Et ce n’est pas en fusionnant qu’on relancera la production ovine. Les adhérents, quels qu’ils soient, doivent être entendus. S’ils étaient motivés par cette fusion, ne croyez-vous pas que le quorum de la dernière assemblée aurait été atteint ? Je crois qu’il y a surtout un problème de gouvernance...

N’y a-t-il pas un risque important, par votre scission, de mettre un coup fatal à la filière ovine ?
CC : Difficile de répondre à cette question car, de toute évidence, je suis considéré comme un pestiféré. Mon cas personnel est sans impor- tance. Seulement, certains ont oublié que les éleveurs de mouton ne sont pas des concurrents entre eux. Et que leur synergie partagée est et sera toujours un atout.

AM : C’est déjà fait ! Les éleveurs, avec un fort potentiel, sont partis et nous ont rejoints. L’association représente aujourd’hui près de 4 000 brebis. Quand je parle de source de conflits, croyez-vous qu’il soit normal de nous interdire d’a- battre au Neubourg si nous ne sommes pas à Ovins 27 ? Une telle exclusion est inqualifiable. Et après on s’étonne que les éleveurs attendent autre chose.

Parlons de votre projet d’association. Quels sont justement ses objectifs ?

(...)

 

 


la suite dans l'Eure Agricole et Rurale du 22/01/15, page 4

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