L'Eure Agricole Et Rurale 16 octobre 2014 à 08h00 | Par L'Eure Agricole

Mouvement national du 5 novembre : Les agriculteurs eurois se mobilisent et expliquent pourquoi

Avant ce rendez-vous du 5 novembre, nous donnons la parole à des acteurs de la profession agricole euroise qui se mobilisent. Aujourd’hui, c’est Agnès Marre - la présidente de la section agricultrices - qui répond à nos questions.

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- © DR/DR

Quel message voulez-vous adresser aux agriculteurs du département ?
Cette année, toutes les productions sont en crise. Entre les problèmes de rendement, de qualité des productions, et des prix qui se sont effondrés, tout le monde est touché. Malgré cela toujours plus de contraintes s’imposent à nous. Le mille feuilles s’épaissit au point que nous n’arrivons plus à savoir où nous en sommes. Les agriculteurs de demain devront ils être juristes pour exercer leur métier ? Nous qui utilisons le bon sens paysan, savons que la météo et l’agronomie ne peuvent pas toujours s’écrire dans une loi. Alors que le ras le bol envahit nos campa- gnes, la FNSEA et les JA ont identifiés 8 lignes rouges, 8 points auxquels les pouvoirs publics devront nous répondre avant le 5 novembre.

Des 8 revendications, quelle est celle qui, à vos yeux, est prioritaire ?
Parmi cette liste, notons par exemple la mise en place de la Pac. En effet, toutes les règles ne sont pas encore définies, notamment sur le verdissement. Dès 2015, nous risquons d’être contrôlés, alors que nous ne connaissions pas les règles au moment de l’emblavement de nos parcelles.
C’est pour cela que nous demandons une année blanche sur les contrôles, pour nous permettre de nous adapter en bonne intelligence.

Un autre point concerne la restaura- tion hors domicile, dans les écoles, les maisons de retraite ou les hôpitaux par exemple. Chaque français consomme en moyenne 12 repas par mois hors de chez lui. Notre objectif est simple : nous voulons que deux plats sur trois soient élaborés avec des matières premières françaises et locales. Aujourd’hui dans la restauration collective, l’importation atteint 75 % pour la viande bovine, et 87 % pour la volaille. L’affichage des provenances est à revoir. L’origine est obligatoire pour un produit brut, mais reste optionnelle pour les produits transformés.

Nous produisons des aliments de qualité, avec des standards parmi les plus élevés au monde.
Pourquoi ne pas en faire profiter nos enfants dans les cantines ?

(...)


contact : service syndical de la FNSEA 27 au 02 32 23 77 77.

 


La suite de cet interview dans l'Eure Agricole et Rurale du 16/10/14, page 6.

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