Aller au contenu principal

Météo : bilan à chaud d’une sueur froide.

La plaine et le verger départementaux n’ont pas été épargnés par le coup de froid. Mais au lendemain de deux nuits où les températures ont plongés à -6/-7oC, le pire n’est pas certain.

Isabelle Barreix : « il suffit d’ouvrir la fleur pour voir si c’est noir ».
Isabelle Barreix : « il suffit d’ouvrir la fleur pour voir si c’est noir ».
© TG

« Il est un peu tôt pour dresser un premier bilan. S’il y a des dégâts, on le constatera dans 7 à 10 jours ». Pour Emilie Leconte, ATE (Agent Technico Economique) Natup sur le secteur d’Etrepagny, la prudence restait de mise au matin du 8 avril. Bien sûr, les cultures de printemps ne sont pas armées pour supporter des températures aussi basses, mais il s’agit de températures enregistrées vers 4/5 heures du matin. L’épisode n’a pas duré toute la nuit. « On peut encore avoir de bonnes surprises ». Le colza, en début de floraison, semble plutôt épargné. A contrario, betteraves et lins déjà levés ont souffert, mais cela ne concernerait qu’aux alentours de 10 % de la sole annuelle. « Heureusement, nous avons eu un vrai hiver, explique Emilie. Désormais, tout dépendra de la météo dans les jours à venir ». Reste cependant le problème de la disponibilité en semences pour ceux qui auraient à casser leurs cultures de printemps.

 

Peur sous le verger

« J’ai eu très peur avec le moral au bas des chaussettes au petit matin du premier gel ». Isabelle Barreix est à la tête d’un verger de 10 ha de pommes à couteaux au Mesnil-Jourdain. Avec Bruno Corroyer, son conseiller arboricole, elle a fait le tour de ses parcelles. « Quand on ouvre la fleur, on voit tout de suite si c’est noir », indique-t-elle. Comme en plaine, il est encore trop tôt pour faire un bilan exhaustif. « Pas de catastrophisme, mais il faut rester vigilant ». Les variétés les plus précoces sont les plus impactées, mais peut-être ne le seront-elles qu’au niveau d’un simple éclaircissage mécanique. « Tout cela pourrait se traduire au final par une récolte correcte même si, localement, les dégâts sont sérieux à sévères », synthétise Bruno Corroyer qui indique qu’aucune région de Normandie n’a été épargnée par ce phénomène.

Un peu rassurée, Isabelle Barreix tire cependant quelque plan sur la comète. « Pourquoi pas un dispositif antigel », s’interroge-t-elle à haute voix. Et pour cause, cela fait plusieurs années consécutives que la météo lui joue de mauvais tours. « Jusqu’à 60 % de perte de récolte », précise-t-elle. Pendant ce temps, la planète se réchauffe !

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Eure Agricole.

Les plus lus

L'artisan doit avertir le client des risques susceptibles de compromettre la mise en service d'une installation.
Travaux électriques : une décision de justice rappelle les obligations des professionnels.
Une récente décision de la Cour de cassation vient rappeler que les artisans ne sont pas seulement tenus d'exécuter les travaux…
Face à l'ampleur des dégâts, la FNSEA 27 et les JA 27 ont interpellé les services de l'État.
Sangliers : la mobilisation syndicale porte ses fruits.
Face aux dégâts de sangliers signalés dans plusieurs parcelles de lin, la FNSEA 27 et les JA 27 ont interpellé les services de l…
Le réseau FNSEA s'est mobilisé pour défendre un traitement fiscal adapté au GNR agricole.
GNR : une fiscalité spécifique préservée.
La fiscalité du carburant agricole est un sujet majeur pour la compétitivité des exploitations. Depuis plusieurs années, le…
Dans l'Eure, la pie bavarde peut être piégée.
ESOD : l'Eure conserve quatre espèces et récupère la pie bavarde.
Après près de deux mois d'attente et une interruption des opérations de destruction depuis le 1er juillet, le nouvel arrêté…
Les pois marbrés seront livrés à d'autres agriculteurs pour faire de l'aliment pour les oiseaux.
Bastien, le seul producteur de semences de pois pour l'oisellerie en Normandie.
Bastien Gadeyne, âgé de 28 ans s'est installé à Saint-Aubin-du-Thenney sur une ferme de 160 hectares où "j'élève des vaches…
Le cours français a continuellement progressé depuis le 15 juin.
Porc : au marché de Plérin, deux jeudis successifs de hausse maximale.
Le jeudi 27 août, le Marché du porc français (MPF) a enregistré une hausse de 5 ct€/kg, soit la variation maximale permise…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 185€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site l'Eure Agricole
Consultez le journal l'Eure Agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal de l'Eure Agricole