L'Eure Agricole Et Rurale 25 mai 2017 à 17h00 | Par L'Eure Agricole

Les oléagineux durables et proteinés recommandés pour le biodiesel

CULTURES Les conseils généraux des ministères de l'Agriculture et de l'Environnement ont publié un rapport sur la durabilité des huiles végétales.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
- © -D.R

"Impoter de l'huile de palme produite à plus de 10 000 kilomètres pour l’incorporer aux biocarburants n’est à l’évidence pas cohérent avec la directive 2009/28/CE », qui est « très explicite dans son encouragement à l’utilisation de sources d’énergie locales », considèrent le CGAAER et le CGEDD dans un rapport commun publié le 17 mai. Cette directive indique que la « production d’énergie décentralisée comporte de nombreux avantages », précisent les quatre auteurs de ce rapport commandé par Matignon, qui sera donc sur la table du nouveau Premier ministre.

Instaurer un « compte moitié »

Les deux conseils généraux suggèrent une piste fiscale rendant plus difficile aux pétroliers leur marge de manœuvre pour échapper à la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) quand ils recourent à l’huile de palme. Il s’agirait d’établir un « compte moitié » pour l’huile de palme, par opposition au « compte double » des huiles de friture usagées. En effet, ces dernières comptent double, et permettent ainsi aux pétroliers d’atteindre plus vite leur obligation d’incorporation de biocarburants pour éviter de payer la taxe. Cela afin d’encourager l’utilisation des huiles de friture car elles n’empiètent pas sur la ressource alimentaire. A contrario, avec l’huile de palme, l’objectif est de rendre moins facile l’atteinte de l’obligation d’incorporation. Cela afin de moins encourager l’importation d’huile de palme.

La mission confiée par Matignon (sous Manuel Valls) estime « approprié » que les pouvoirs publics « prennent conscience que l’importation d’huile de palme pour un usage de biodiesel va à l’encontre de l’objectif de production locale pour les biocarburants » et a des conséquences «très dommageables pour l’éco-nomie rurale nationale », tout en n’étant « ni à l’esprit, ni aux dispo-sitions des directives européennes ». Elle recommande aux pouvoirs publics de soutenir les cultures d’oléagineux « produites localement et plus particulièrement le colza, plus vertueux que le palme et facteur d’amélioration de l’indépendance protéique et énergétique de notre pays».

MN

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Eure Agricole et Rurale se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

la phrase de la semaine

Toutes les familles heureuses le sont de la même manière, les familles malheureuses le sont chacune à leur façon.

Léon Tolstoï

Le chiffre de la semaine
15
15 millions d’euros d’aides européennes sont disponibles pour la France pour le programme Fruits et Légumes à l’école, a rappelé Légumes de France le 3 avril. Malheureusement, les responsables de la filière craignent que les lourdeurs administratives ne rebutent les opérateurs pour utiliser ce dispositif.

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 20 unes régionales aujourd'hui