L'Eure Agricole Et Rurale 05 janvier 2017 à 09h00 | Par L'Eure Agricole

Les jeunes bergers normands en compétition à Yvetot

OVINS La finale régionale des Ovinpiades se tiendra le 12 janvier au lycée agricole du pays de Caux, en Seine-Maritime.

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Les candidats issus de plusieurs établissements d’enseignement agricole de la région sont âgés de 16 à 24 ans.
Les candidats issus de plusieurs établissements d’enseignement agricole de la région sont âgés de 16 à 24 ans. - © -D.R

Les vainqueurs de la finale régionale des Ovinpiades des jeunes bergers iront en finale nationale le samedi 25 février à Paris, au salon international de l’agriculture. Le 12 janvier, la compétition sera rude au lycée agricole d’Yvetot, pour avoir l’honneur de représenter la région Normandie.

Ce concours organisé chaque année permet aux jeunes des lycées de découvrir le métier d’éleveur ovin, au travers de gestes concrets et d’échanges avec des professionnels. Victime de leur succès, ces quatre dernières années, les Ovinpiades ont permis à près de 5 000 élèves en France de manipuler des brebis et de se projeter dans cette production que souvent, ils connaissent peu.

La finale normande sera supervisée par un jury composé d’enseignants, d’éleveurs et de techniciens des cinq départements, à l’initiative des organisations professionnelles locales. Les candidats issus de plusieurs établissements d’enseignement agricole de la région sont âgés de 16 à 24 ans. Le concours est constitué de six épreuves pratiques : trier les brebis avec un smartphone, apprécier la santé d’une brebis, manipuler et évaluer l’état corporel, parer les onglons, évaluer l’état d’engraissement des agneaux, choisir un bélier qualifié. En plus, il y a deux épreuves théoriques : un quizz et une épreuve de reconnaissance des races.

Atouts de la production

Ce challenge organisé par l’interprofession ovine, l’enseignement agricole et le programme inn’ovin, a pour but de susciter des vocations ovines chez les jeunes. Au cours de la pro-chaine décennie, 61 % des éleveurs de brebis allaitantes partiront à la retraite. Pour assurer le renouvelle-ment des générations et le maintien de la production, c’est 10 000 éleveurs qu’il faudrait installer.

En Normandie, entre 2000 et 2014, le cheptel de brebis mères a perdu 41 % de ses effectifs, alors que la diminution du cheptel français est de 27 % sur la même période. Grâce à cet évènement médiatique, la filière souligne les atouts de la production : une PAC favorable, un bon maintien des prix, une demande en viande d’agneau supérieure à l’offre, un retour sur investissement plus rapide que dans d’autres filières.

Laurence Geffroy

OLYMPIADES DES MÉTIERS

En 2017, la filière ovine participera aux olympiades des métiers à Bordeaux, du 9 au 11 mars. Elle sera représentée par sept candidats, dont le meilleur jeune berger aux sélections régionales des olympiades des métiers de 2016, le meilleur jeune berger français 2017 et le meilleur jeune berger de chaque comité d’orientation ovin régional d’Inn’ovin au classement de la finale nationale 2017.

 

EN NORMANDIE

- est au septième rang des régions françaises pour l’effectif ovin ,

- compte 66 925 têtes en 2013, soit 2,3 % du cheptel français

- possède des élevages ovins qui sont souvent des ateliers complémentaires.

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