L'Eure Agricole Et Rurale 25 mai 2017 à 16h00 | Par L'Eure Agricole

Les Cuma préparent leur salon aux champs

MATERIEL La FD Cuma de l'Eure a organisé conjointement son assemblée générale avec la FD Cuma de Seine-Maritime, à Saint-Wandrille (76).

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- © L.G

Lors de l'assemblée générale de la fédération des Cuma de l’Eure le 18 mai à Saint-Wandrille (76), l’entrée dans le réseau Cuma ouest depuis le 1er juillet dernier, a fait l’objet de toutes les attentions. L’entité gère les relations avec le conseil régional de Normandie, l’interlocuteur principal depuis l’application de la loi Notre qui a fait basculer les compétences agricoles du Département à la Région.

Les petits investissements aussi

Le président eurois Benoit Fer-rand souligne toutefois qu’il ne faut pas hésiter à présenter des projets départementaux quand il s’agit de petits investissements. Dans le Calvados, un projet de valorisation de bois déchiqueté a ainsi permis l’embauche d’un salarié avec une aide du Département.

L’enjeu du crédit d’impôt

Autre préoccupation du réseau ouest, l’éligibilité des Cuma au crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), les coopératives en ayant été exclues pour l’instant. « C’est un gros enjeu pour les années à venir, les Cuma de l’ouest de la France ont beaucoup de salariés, ce qui n’est pas le cas pour le reste de la France, d’où une difficulté à mobiliser sur ce dossier au niveau national ».

Dans un registre plus festif, le salon aux champs se déroulera les 30 et 31 août à Lisieux (14). La présidente du comité d’organisation, Annie Gachelin, est venue à l’assemblée générale commune des Cuma de l’Eure et de Seine-Maritime pour mobiliser les troupes. « Mon objectif est d’avoir autant de monde de l’Eure et de la Seine-Maritime que des trois autres départements normands. C’est le salon de toute la Normandie ! ».

Quinze mille visiteurs attendus

Quinze mille visiteurs sont attendus pour ce salon national qui fait la part belle aux démonstrations dynamiques (maïs et distribution, légumineuses, fumier et lisier, un épandage pré-cis, énergie, devenez un agriculteur connecté et agronomie 2.0). La présidente promet que l’on mettra en valeur le cidre et le camembert, mais aussi le lin, spécialité haut-normande. « Il faut que les cinq départements soient lisibles pour le visiteur ». Un évènement à ne pas manquer car il ne reviendra en Normandie qu’en 2023.

Etienne Fels, directeur de la fédération des Cuma de Basse-Normandie a ensuite fait une présentation d’une étude sur l’a-déquation pérenne entre char-ges de mécanisation et organi-sation du travail, avec au cœur de ce débat le numérique et les nouvelles technologies. « L’in-vestissement en commun permet une diminution significative des charges de mécanisation. Les mentalités doivent évoluer. Ne devrait-on pas parler d’usage plu-tôt que de propriété ? » se demande Benoit Ferrand dans son rapport d’activités.

L.G

FR CUMA OUEST EN CHIFFRES

- 54 400 adhérents sur 14 départements (Normandie, Bretagne, Pays de la Loire) ;

- 150 millions d’euros investis chaque année ;

- 980 salariés permanents ;

- 240 millions d’euros de chiffre d’affaires ;

- 2 577 Cuma.

 

FD Cuma de l’Eure :

- 219 adhérents

- 233 Cuma.

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