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« Le travail ne paye pas toujours, mais la diversification oui »

© F.D

Entre Bernay et l’Aigle, depuis la reprise d’une partie de l’exploitation de ses parents crée en 2010, Valentin Rocher cultive sur sept hectares des framboises, des tomates, des cerises, des pommes, des poires et des coings ainsi qu’un peu de cassis, de groseilles et d’asperges. C’est surtout les 70 000 plants de fraises qui permettent à Valentin Rocher, installé à Jonquerets de Livet, de produire jusqu’à 30 tonnes par saison. Vendues à la ferme, par les grandes et moyennes surfaces et aussi sur les marchés, cela permet à la Ferme du Pays d’Ouche d’employer trois CDI, une demi-douzaine de saisonniers et son épouse « afin de valoriser nos produits à la hauteur du travail qu’on y met. Nos fruits sont beaux et bons avec un rapport qualité-prix très corrects. Je les travaille toujours avec le respect des saisons. Les clients sont attentifs à cela ».

 

DES PLANTS DE CAMÉRISIERS

De formation BAC STAE (sciences et technologies del’agronomie et de l’environnement) et avec un BTS APV(agronomie productions végétales), Valentin Rocher estun curieux « pour diversifier mes cultures et savoir réagiren cas de maladies ou devant les conditions météorologiques». Très médiatisé, en 2013, il se lance dans sa première expérience et il plante des kiwis sur 500 m2. Malgré ses espoirs, « je n’ai pas encore ramassé un fruit, car malheureusement, il a gelé à chaque printemps. Je vais continuer encore un peu, car je suis un persévérant». Malgré cet échec, « mais ce n’est pas fini », l’agriculteur a déjà une autre idée : « je reçois mes plants de camérisiers au printemps. C’est un fruit canadien entre la myrtille et la framboise de forme allongée. Cela se récolte automatiquement et la fleur gèle à -7°c. D’ici deux à trois ans, je ferais ma première cueillette pour faire des sirops et des purées ». Pour le moment, ce sont les travaux dans les serres et la plantation des framboisiers avant que la belle saison revienne. Valentin Rocher n’attend pas que les beaux jours.

En 2017, avec trois amis, il fonde la brasserie La Cartouche. « c’est encore une volonté de nous diversifier. Cela fait huit mois que nous brassons et nous avons sorti 80 000 bouteilles. La recette peut paraître simple ! il faut de l’eau, du houblon, de la levure et de l’orge germé. C’est là que nous envisageons de valoriser nos propres céréales ». Le quatuor « est dans l’année charnière » et a développé une gamme avec différentes blondes, une ambrée, une blanche et une brune. Il y aura aussi « bientôt des bières aux fruits rouges avec bien entendu nos fruits. C’est encore à l’essai ». Avec une étiquette représentant les caricatures des « quatre copains agriculteurs », la boisson fait son petit effet « et marche plutôt bien ».

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