Aller au contenu principal

Le phosphore, stratégie de lutte contre les altises ?

Arvalis a organisé sa journée technique dédiée au lin le 20 juin à La Haye de Calleville. Parmi ses essais, l’institut s’est penché sur le rôle que peut avoir le phosphore dans la lutte contre les ravageurs.

Techniciens et agriculteurs étaient invités à découvrir les
essais menés sur les stratégies de lutte contre les altises.
Techniciens et agriculteurs étaient invités à découvrir les
essais menés sur les stratégies de lutte contre les altises.
© C.H.
Techniciens et agriculteurs étaient invités à découvrir les essais menés sur les stratégies de lutte contre les altises, de protection fongicide, l’évaluation des variétés, la présentation des résultats des essais à bas niveaux d’intrants, le 20 juin à la Haye de Calleville. L’apport de phosphore juste après le semis aurait-il un effet sur la vigueur du lin, permettant à ce dernier de mieux résister aux attaques d’altises ? C’était l’objectif des essais mis en place par Cynthia Torrecillas et Sophie Willems, ingénieur et technicienne d’Arvalis. Différentes doses de phosphore ont été testées (0-20-46-60-100), chaque modalité ayant reçu 40 unités d’azote. Deux formes de phosphore ont été testées : 18-46 et super 45.
DÉMARRAGE PLUS RAPIDE AVEC L’APPORT DE PHOSPHORE JUSTE APRÈS LE SEMIS
Les micro-parcelles qui ont reçu le plus de phosphore ont démarré plus vite. Mais pour cette première année d’essai, aucune différence flagrante n’a été mise en évidence à ce stade de la culture. L’essai sera reconduit l’année prochaine. Il ne semble y avoir aucune influence sur les maladies par contre le lin ayant reçu 60 et 100 unités de phosphore a fleuri plus rapidement, a une hauteur supérieure aux autres modalités mais a présenté quelques ronds de verse après les orages, en particulier avec le phosphore sous forme 18-46. Il a été rappelé l’utilité de la cuvette jaune pour savoir s’il y a des d’altises et la méthode feuille verte A4 au sol pour estimer les populations et prendre la décision de l’intervention ou non. Dans le cas d’une intervention, il est important d’alterner les matières actives pour éviter des résistances aux pyrèthres. L’hygrométrie de l’air doit êtrede 60 % minimum pour éviter la volatilisation et conserver la bouillie à l’état liquide. Levent doit inférieur à 18km/heure. Le volume minimum de bouillie doit être de 150l/ha et il est préférable d’utiliser des buses à fentes classiques. L’adjuvant n’est pas nécessaire et le mélange est possible avec le zinc. Attention risque de phytotoxicité avec les herbicides. Le Bovari WG a une bonne rémanence, supérieure aux autres produits chimiques, mais il ne se mélange pas. Un produit de bio contrôle à base d’extrait d’ail, L1806, donne également des résultats intéressants mais il n’est pas homologué sur lin pour le moment.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Eure Agricole.

Les plus lus

À l'approche des moissons, attention à ne pas confondre dessèchement rapide des plantes sous l'effet des fortes chaleurs et maturité effective des siliques et des graines.
Colza : précocité exceptionnelle, moissons déjà à l'approche.
Confronté à plusieurs épisodes de stress depuis janvier, le colza termine sa campagne dans un contexte de maturation accélérée.
L'Observatoire Régional Installation Transmission 2026
Installation et transmission agricoles : un observatoire pour éclairer l'avenir.
Face au défi du renouvellement des générations en agriculture, l'Observatoire Régional Installation Transmission apporte des…
Flora ROUILLÉ, co-responsable de site chez Agrimethane en Ouche (Orne)
L'agriculture évolue, la méthanisation aussi. Les femmes y ont toute leur place !
Les agricultrices représentent une part croissante du monde agricole, mais restent encore trop souvent peu visibles. Pourtant,…
La FNSEA 27 propose un service dédié au calcul du fermage.
Fermage en Normandie.
La FNSEA 27 accompagne les agriculteurs dans le calcul de leurs loyers.
Sylvain Delye, président de la FDSEA de l'Orne et Philippe Sellier, membre du bureau de la FNB. 
Les éleveurs bovins dénoncent des prix bas et injustifiés.
Des dizaines d'agriculteurs venus de toute la Normandie se sont mobilisés, mardi 28 juillet, devant l'abattoir Socopa de…
Un début d'été sous haute vigilance.

La moisson a débuté dans des conditions particulièrement chaudes, propices aux départs de feux en plaine.

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 185€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site l'Eure Agricole
Consultez le journal l'Eure Agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal de l'Eure Agricole