L'Eure Agricole Et Rurale 18 septembre 2019 à 14h00 | Par LAURENCE GEFFROY

Le ministre de l’Agriculture en visite à Routot.

Après une rentrée au lycée agricole d’Yvetot, Didier Guillaume s’est arrêté à la MFR le 5 septembre pour mettre l’accent sur l’orientation des jeunes en milieu rural.

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Le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume, a visité le 5 septembre trois établissements scolaires, de chaque famille de l’enseignement agricole. En premier, le lycée agricole public d’Yvetot, en Seine-Maritime, puis la MFR de Routot, avant de terminer son périple dans les Yvelines, au lycée agricole privé de Magnanville.« Après dix ans de baisse des effectifs, je constate cette année une hausse du nombre d’élèves dans l’enseignement agricole. C’est le fruit de notre travail de remobilisation autour du site internet d’orientation «l’aventure du vivant », de notre participation à des forums des métiers », explique le ministre. «Ce que j’ai vu ce matin à Yvetotet cet après-midi à Routot, ce sont des jeunes qui ont la pêche ».La rentrée agricole 2019, c’est 195 000 élèves dans 800 établissements. En visitant une MFR, Didier Guillaume souhaite faire passer un message : « il existe des filières classiques comme les BTS production animales, les écoles d’ingénieurs, les écoles vétérinaires, mais aussi d’autres moins classiques, qui conduisent aux métiers de la ruralité. En France, on a besoin de ces métiers de service, on a besoin de former des gens pour travailler dans les maisons de retraite, les hôpitaux. C’est ce que propose la MFR ici. Pour beaucoup, c’est une chance. Pour le gouvernement, l’objectif, c’est de laisser zéro jeune décrocher ». Le taux de réussite dans l’enseignement agricole est supérieur au taux de réussite de l’enseignement général. Il répond donc à une attente du terrain. Didier Guillaume a pu entendre les témoignages de jeunes apprenants qui souvent ont eu des difficultés en cours et ont pu s’épanouir en MFR. Enzo, en seconde, explique :« je suis arrivé ici en classe de quatrième. En filière générale, je ne suivais plus les cours et les professeurs ne s’intéressaient pas à moi. On m’a proposé la MFR, ce fut une vraie roue de secours. Ici les enseignants répondent davantage. » Eva, en bac pro, souhaite devenir infirmière. « En MFR, les encadrants nous aident à savoir ce que l’on veut faire plus tard, grâce aux nombreux stages proposés ». Audrey, en terminale, est à la MFR de Routot depuis cinq ans. Elle a effectué beaucoup de stages, ce qui l’aidera certainement à trouver sa voie. « J’ai essayé la vente, le camping, l’accueil, la maison de retraite, l’école maternelle »… liste-t-elle. Pour la MFR de Routot, c’était la 65e rentrée. Son président, Danny Carrié, a rappelé que douze familles ont installéen 1955 cet établissement qui accueille une majorité de jeunes filles jusqu’au bac pro, et quelques adultes. Le maire de la commune, Bernard Vincent, a rappelé que la présence de la MFR dynamise le village, que sa cantine est depuis peu partagée avec les autres enfants scolarisés, soit 800 repas, ce qui a permis d’améliorer la qualité. Didier Guillaume a pu goûter aux produits locaux qui y sont servis, puis qu’il y a déjeuné avant de continuer ses visites.

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