Aller au contenu principal

Le ministre de l’Agriculture en visite à Routot.

Après une rentrée au lycée agricole d’Yvetot, Didier Guillaume s’est arrêté à la MFR le 5 septembre pour mettre l’accent sur l’orientation des jeunes en milieu rural.

© LG

Le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume, a visité le 5 septembre trois établissements scolaires, de chaque famille de l’enseignement agricole. En premier, le lycée agricole public d’Yvetot, en Seine-Maritime, puis la MFR de Routot, avant de terminer son périple dans les Yvelines, au lycée agricole privé de Magnanville.« Après dix ans de baisse des effectifs, je constate cette année une hausse du nombre d’élèves dans l’enseignement agricole. C’est le fruit de notre travail de remobilisation autour du site internet d’orientation «l’aventure du vivant », de notre participation à des forums des métiers », explique le ministre. «Ce que j’ai vu ce matin à Yvetotet cet après-midi à Routot, ce sont des jeunes qui ont la pêche ».La rentrée agricole 2019, c’est 195 000 élèves dans 800 établissements. En visitant une MFR, Didier Guillaume souhaite faire passer un message : « il existe des filières classiques comme les BTS production animales, les écoles d’ingénieurs, les écoles vétérinaires, mais aussi d’autres moins classiques, qui conduisent aux métiers de la ruralité. En France, on a besoin de ces métiers de service, on a besoin de former des gens pour travailler dans les maisons de retraite, les hôpitaux. C’est ce que propose la MFR ici. Pour beaucoup, c’est une chance. Pour le gouvernement, l’objectif, c’est de laisser zéro jeune décrocher ». Le taux de réussite dans l’enseignement agricole est supérieur au taux de réussite de l’enseignement général. Il répond donc à une attente du terrain. Didier Guillaume a pu entendre les témoignages de jeunes apprenants qui souvent ont eu des difficultés en cours et ont pu s’épanouir en MFR. Enzo, en seconde, explique :« je suis arrivé ici en classe de quatrième. En filière générale, je ne suivais plus les cours et les professeurs ne s’intéressaient pas à moi. On m’a proposé la MFR, ce fut une vraie roue de secours. Ici les enseignants répondent davantage. » Eva, en bac pro, souhaite devenir infirmière. « En MFR, les encadrants nous aident à savoir ce que l’on veut faire plus tard, grâce aux nombreux stages proposés ». Audrey, en terminale, est à la MFR de Routot depuis cinq ans. Elle a effectué beaucoup de stages, ce qui l’aidera certainement à trouver sa voie. « J’ai essayé la vente, le camping, l’accueil, la maison de retraite, l’école maternelle »… liste-t-elle. Pour la MFR de Routot, c’était la 65e rentrée. Son président, Danny Carrié, a rappelé que douze familles ont installéen 1955 cet établissement qui accueille une majorité de jeunes filles jusqu’au bac pro, et quelques adultes. Le maire de la commune, Bernard Vincent, a rappelé que la présence de la MFR dynamise le village, que sa cantine est depuis peu partagée avec les autres enfants scolarisés, soit 800 repas, ce qui a permis d’améliorer la qualité. Didier Guillaume a pu goûter aux produits locaux qui y sont servis, puis qu’il y a déjeuné avant de continuer ses visites.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Eure Agricole.

Les plus lus

Zone réglementée IAHP au 13 mars 2026.
Un foyer d'IAHP détecté à Juignettes.
Un foyer d'influenza aviaire hautement pathogène a été confirmé le 13 mars dans une exploitation commerciale détenant des…
AMAURY LEVESQUE FNSEA 27
" Noyons l'administration " : la FNSEA 27 appelle à une mobilisation massive.
En France, la taille des haies par les agriculteurs est soumise à une réglementation stricte. Les interventions ne sont…
Corinne Sauvegrain, 56 ans, est exploitante de la pisciculture de Bernay. Investie dans son activité, elle œuvre au quotidien pour faire vivre et développer son exploitation, avec un attachement fort à son territoire et à la qualité de sa production.
Quand une simple vérification permet de récupérer des milliers d'euros.
Une adhérente a récemment sollicité un accompagnement après avoir constaté des montants de taxe foncière particulièrement élevés.
Un lisier laissé à la surface du sol perd en moyenne 50 % de son azote ammoniacal par volatilisation.
Les clés pour un épandage maîtrisé.
Les activités agricoles contribuent aux émissions de polluants atmosphériques. La période des épandages est particulièrement…
Batteries installées à l'EARL Elevage Mouche par Objectifs Energies.
Avec les batteries, l'exploitation gagne en autonomie énergétique.
Sur une exploitation laitière de 140 vaches, une centrale photovoltaïque de 100 kWc associée à des batteries permet de réduire la…
Affinez votre gestion de pâturage à la pousse du moment.
Le refroidissement des températures matinales a probablement eu raison de la bonne dynamique de pousse d'herbe qui était jusque-…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 185€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site l'Eure Agricole
Consultez le journal l'Eure Agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal de l'Eure Agricole