L'Eure Agricole Et Rurale 18 mai 2017 à 15h00 | Par L'Eure Agricole

Le bio intéresse la FNSEA de l'Eure

SYNDICALISME Dans un premier temps, Fabrice Moulard envisage la mise en place d'un groupe de travail.

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En Haute-Normandie, le secteur de l'agriculture biologique a un potentiel de développement, puisqu'il n'y a que 2 % de SAU en bio contre 7 % de la SAU en France.
En Haute-Normandie, le secteur de l'agriculture biologique a un potentiel de développement, puisqu'il n'y a que 2 % de SAU en bio contre 7 % de la SAU en France. - © FNSEA

La FNSEA n'a rien contre l'agriculture biologique et souhaite le faire savoir. Une commission nationale dédiée à la bio existe en effet depuis une dizaine d'années. En février dernier, elle a organisé une journée pour informer les fédérations départementales du travail effectué et faire un bilan de l'existant, dans un contexte d'accélération des conversions.

Des sections bio sont créées petit à petit au sein des FDSEA. Elles sont actuellement au nombre de treize bien installées, et dix en cours de création. Ce mouvement gagne la Normandie. Dans l'Eure, le président de la FNSEA 27, Fabrice Moulard, confirme que le syndicat départemental réfléchit lui aussi à lancer une section spécifique. « Cela répond à une demande. Le marché bio progresse, et au sein de la fédération, nous représentons tous les types d'agriculture, explique-t-il. Dans notre bureau, il ne nous a pas échappé que nous avions des agriculteurs bio. Nous avons donc commencé un travail plus large de recensement de nos adhérents canton par canton afin d'agréger les bonnes volontés ». Dans un premier temps, le président envisage la poursuite du recensement et la mise en place d'un groupe de travail. « Il nous font répondre à la demande de certains agriculteurs adhérents ».

Un message politique

Si le Grab Haute-Normandie a davantage pour vocation les aspects techniques et l'organisation des filières, le syndicat pourrait apporter un message politique, pour défendre les intérêts des producteurs bio. Le département voisin de Seine-Maritime est également de cet avis et pro-pose à l'Eure de travailler ensemble sur ce dossier dès 2018. L'essentiel du travail d'une telle commission est d'insuffler du dynamisme au réseau, de faire le lien avec l'administration et la Région. Il y a par exemple un problème de gestion de l'enveloppe allouée pour les conversions et les maintiens sur lequel il va falloir travailler.

Le syndicat souhaite donc envoyer un signal positif vers les exploitants qui ont fait le choix du bio et qui ont pu, par le passé, avoir l'impression d'être montrés du doigt. Etienne Gangneron, président de la commission nationale, pense qu'on peut se sentir bien à la FNSEA en étant bio (lire son interview en page 2). « Je suis passé au bio et j'ai été élu au poste de président de la FDSEA du Cher, en même temps. Le bio peut être clivant au niveau syndical. Mais il n'y a aucune raison à cela, on défend tous les agriculteurs. La FNSEA n'est pas à côté de la bio,
elle est dedans
», témoigne-t-il.

Autre élément à prendre en compte : l'engouement des consommateurs. « Avoir un marché, c'est un élément fédérateur », conçoit Fabrice Moulard. Et en Haute-Normandie, il y a du potentiel puisqu'il n'y a que 2 %de SAU en bio, contre 7 % de la SAU en France.

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