Aller au contenu principal

Laurent Haye fonde Gumi pour répondre au circuit court.

Depuis 20 ans, à Tilleul-Dame-Agnès sur 110 hectares, le céréalier Laurent Haye cultive du blé, du colza, de l'orge et du lin textile.

Laurent Haye apporte une attention toute particulière
à ses légumineuses.
Laurent Haye apporte une attention toute particulière
à ses légumineuses.
© F. DURAND

Il y a encore quelques mois, il fournissait à la coopérative Natup des petits pois pour un débouché animal. Seulement en 2018, par conviction, il se tourne vers l'agroécologie « pour redonner de la vie au sol. Il faut travailler la terre très peu et au fur et à mesure la biodiversité se développe ». Cela permet à l'agriculteur d'étendre la surface consacrée aux légumineuses. Avec son épouse Charline, Laurent Haye fonde Gumi « pour connaître aussi la traçabilité de mes produits. Mes graines ne sont plus mélangées avec celles des autres ».

 

LE CHOIX DU HVE

Persuadé que ses clients cherchent du local et « non pas que du bio qui ne met pas forcément en valeur les efforts sur la biodiversité », pour cultiver au mieux des lentilles vertes, des pois chiches, des pois cassés verts et jaunes, de la graine de lin et par transformation produire des farines issues de ses légumineuses, l'entrepreneur a opté pour la certification HVE (haute valeur environnementale) : « elle existe depuis 2007 et n'interdit pas tous les produits chimiques. Nous pouvons de façon raisonnée, continuer à en appliquer. Nous sommes cependant régulièrement audités par un organisme indépendant. Il prend en compte notre consommation d'eau, de fertilisants et la valorisation de notre biodiversité ».

 

UN RÉSEAU DÉVELOPPÉ EN ESCARGOT

À partir de là, Laurent Haye est devenu aussi un commercial « pour toucher une nouvelle gamme de consommateurs : plus jeunes, plus sensibles à l'environnement, qui veulent cuisiner. Ils sont intéressés par les légumineuses riches en protéines, fer et fibres. C'est un bon complément à la viande et c'est facile à préparer ». Alors, il a monté son réseau pour écouler les graines mises en sachets de 500 grammes. D'abord autour de chez lui, il a ensuite élargi comme une coquille d'escargot jusqu'à Paris et la Manche : « je fournis les épiceries fines et en vrac, des magasins de producteurs et des plateformes web. Depuis peu, nous livrons aussi la restauration collective. Notre futur projet est de participer avec d'autres producteurs à la création d'une conserverie à Bernay ».

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Eure Agricole.

Les plus lus

Pour le moment, l'offre mondiale de grains reste abondante, justifiant le maintien des cours à un niveau relativement bas.
Le marché des céréales dans l'expectative pour la prochaine campagne.
La guerre au Moyen-Orient et le blocage du détroit d'Ormuz, par où transitent d'importantes quantités de fertilisants et de…
Viande bovine : la Normandie face aux mutations de la filière.
Au Salon de l'agriculture 2026, les allées réservées aux bovins étaient plus vides que jamais. Entre épidémies à répétition (MHE…
La mise à disposition d'un logement permet de stabiliser les équipes saison après saison.
Logement des saisonniers : pas une obligation, mais une solution.
Pour beaucoup d'employeurs agricoles, le logement du salarié saisonnier est perçu comme une contrainte imposée. En réalité, la…
Evolution des stades du lin fibre d'hiver (semaine 12 : 17 mars à la semaine 14: 31 mars).
Le Bulletin de santé du végétal.

L'avancée des stades de céréales suit son cours grâce aux bonnes conditions météorologiques des dernières semaines. Les…

L'Assemblée générale s'est tenue au centre de formation de Canappeville.
De grosses structures à soutenir, "c'est nouveau de notre côté".
Jeudi 2 avril, l'association Solidarité Paysans a tenu son Assemblée générale au centre de formation de Canappeville.
Des normes strictes s'appliqueront aux produits importés d'Inde.
L'accord de libre-échange UE-Inde : ce n'est pas le Mercosur.
Le 27 janvier 2026, l'Union européenne et l'Inde ont officiellement conclu un accord de libre-échange historique. Après des…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 185€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site l'Eure Agricole
Consultez le journal l'Eure Agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal de l'Eure Agricole