L'Eure Agricole Et Rurale 06 mars 2013 à 14h25 | Par Cyril Cornille-Dutremée

Lait - Le nouveau préfet de Région à l’écoute d’une filière laitière normande en plein désarroi

Les présidents des FDSEA 76 et 27 et les présidents des sections spécialisées lait ont rencontré le nouveau préfet de Région.La crise que traverse la filière a mobilisé toutes les attentions.

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“Nous manquons d’outils de concentration et de déshydratation du lait dans la région” a alerté 
Régis Chopin durant cette rencontre avec le préfet de Région.
“Nous manquons d’outils de concentration et de déshydratation du lait dans la région” a alerté Régis Chopin durant cette rencontre avec le préfet de Région. - © Cyril Cornille-Dutremée
A l’initiative de la FNSEA 76 et de la FDSEA 27, le 26 février dernier, une délégation de producteurs a rencontré le nouveau préfet de Haute-Normandie, Pierre-Henry Maccioni. Cette entrevue a permis d’évoquer largement la situation de la filière laitière régionale et les difficultés rencontrées par les producteurs.

De la désespérance
En préambule de la discussion, Arnold Puech d’Alissac, président de la FNSEA 76 et Régis Chopin, président de la FDSEA 27 ont souhaité faire part du malaise grandissant au sein des producteurs de lait. “Il y a de la désespérance. Les producteurs de lait attendent un changement rapide ! Sans réaction dans les prochaines semaines, des actions plus musclées pourraient voir le jour” prévient le président de la FNSEA de Seine-Maritime. Si rien n’est fait, le maintien de l’activité économique sur nos territoires est compromise” précise le président de la FDSEA de l’Eure.

Répercuter la hausse des charges
Depuis plus de 6 mois, les producteurs interpellent les transformateurs sur la nécessité de répercuter la hausse des charges sur le prix du lait et de l’impacter tout au long de la filière. Des indicateurs existent, mais la demande des producteurs reste sans réponse. La FNSEA 76 et la FDSEA 27 en appellent donc aux pouvoirs publics pour organiser une réunion régionale en vue de mettre tous les maillons de la filière autour d’une table. Une solution doit être trouvée pour que les producteurs ne soient pas la seule variable d’ajustement.Depuis le second semestre 2012, les producteurs de lait sont confrontés à une hausse des charges importante du fait de l’augmentation du coût des céréales, mais aussi et surtout des protéines avec les tourteaux de soja et de colza. Cette augmentation est d’autant plus difficile à supporter qu’elle a été amplifiée par un prix du lait en baisse sur 2012.
Pour 2013, malgré des indicateurs économiques favorables, leur utilisation par les entreprises pour définir le prix du lait chaque mois n’a pas rétabli l’équilibre. “Depuis la crise de 2009, certains producteurs remboursent des prêts de trésorerie. L’effet ciseau de hausse des charges et de baisse du prix du lait sera difficile à surmonter si rien n’est fait très rapidement” argumente Luc Renault, membre du bureau de la section laitière de la FNSEA 76.Pour les producteurs, la situation est urgente. “Nous devons faire répercuter la hausse de notre coût de production, estimé à 30 € pour 1 000 litres, tout au long de la filière” précise Manuel Gavelle, président de la section laitière de la FDSEA 27.
(...)
Retrouvez la suite de cet article dans l'Eure Agricole du 07/03/13, page 07.

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15 millions d’euros d’aides européennes sont disponibles pour la France pour le programme Fruits et Légumes à l’école, a rappelé Légumes de France le 3 avril. Malheureusement, les responsables de la filière craignent que les lourdeurs administratives ne rebutent les opérateurs pour utiliser ce dispositif.

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