L'Eure Agricole Et Rurale 26 mars 2015 à 08h00 | Par Cyril Cornille-Dutremé

Lait : La Normandie demande la liberté d'entreprendre

C’est sous la bannière de la grande région Normandie que les positions des 5 départements normands ont été exprimées lors du 71e congrès de la FNPL.

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La délégation normande présente au congrès de la FNPL à Albi.
La délégation normande présente au congrès de la FNPL à Albi. - © (C. CORMILLE-DUTREMEE)

Sébastien Amand, producteur de lait dans la Manche, s’est fait le porte-parole de la région qui veut
garder toute sa place en tant que zone de production laitière. Le mot d’ordre pour les produc-
teurs normands est : retrouver de la liberté d’entreprendre.
« Après  deux générations de producteurs ayant vécu les quotas, la transition est laborieuse. Mais nous devons ;faire notredeuil des quotas », prévient Sébastien Amand.
L’organisation des producteurs et la contractualisation doivent maintenant prendre la place. Mais ces outils doivent s’améliorer et les règles de gestion doivent être revues pour que les producteurs deviennent acteurs de leur avenir. Pour répondre à cette ambition, des évolutions doivent intervenir. Au niveau des contrats, la délégation normande souhaite qu’il n’y ait plus d’exclusivité de livrai- son, tant pour les producteurs livrant à des entreprises privées, qu’à des coopératives. Il faut également que le contrat collectif au niveau des organisations de produc- teurs (OP) devienne la règle. Ce passage du contrat au niveau collectif implique que les contrats laitiers devien- nent non cessibles et donc non marchands. La liberté pour les producteurs passera également par la prise en main de la gestion du froid et de la facturation. Tout cela doit donner de la souplesse et de la mobilité aux producteurs. L’attache historique à une seule et unique entreprise
ne sera plus la règle.

« Nous demandons à ce que les OP puissent avoir plusieurs contrats et donc que les producteurs puissent adhérer à plusieurs OP, en réponse à leur projet d’exploitation et leur capacité de production ». Tout cela doit créer de la concurrence et ajouter du dynamisme au sein de la filière. Mais cette entrée dans une nouvelle ère sans quotas ne signifie pas l’abandon de tous les outils de régulation. La délégation normande demande « à ce que des outils de gestion de crise soient maintenus et que de nouveaux comme le stockage privé se mettent en place à l’image de ce que les filières végétales font ». Enfin, Jocelyn Pesqueux, président de la commission vendeur direct à la FNPL, est intervenu pour rappeler que les producteurs en vente directe de la FNO, FNPL et FNEC s’organisent et optimisent leurs moyens pour défendre les intérêts des producteurs au sein d’une commission commune.

 


Un article sur le congrès FNPL dans l'Eure Agricole et Rurale du 26 mars 2015

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