L'Eure Agricole Et Rurale 29 juillet 2019 à 10h00 | Par EMMANUEL GSELL, CHAMBRE D’AGRICULTURE DE NORMANDIE MANON VERGER, ARVALIS

La pyrale, le papillon blanc estival du maïs.

Présente depuis quelques années dans le sud de la Normandie, la pyrale du maïs gagne du terrain et se développe désormais dans toute la région. A l’origine de dégâts qualitatifs ou de perte de rendement, ce ravageur est surveillé dans le cadre du réseau de surveillance sanitaire des cultures, le Bulletin de Santé du Végétal (BSV).

Abonnez-vous Réagir Imprimer
La pyrale peut avoir
une forte incidence sur le
rendement et la qualité du maïs,
en grain comme en fourrage.
La pyrale peut avoir une forte incidence sur le rendement et la qualité du maïs, en grain comme en fourrage. - © ©DR
La pyrale est un papillon blanc dont le cycle de ponte a lieu fin juillet en Normandie, à la faveur d’un temps chaud et humide correspondant aux conditions climatiques actuelles. Courant août, les larves foreuses émergent et entreprennent leur migration à l’intérieur de la canne de maïs, du pédoncule de l’épi ou de l’épi de maïs. Différents dégâts peuvent alors être observés comme une perte de rendement par casse mécanique de la tige ou de l’épi mais également une dégradation de la qualité sanitaire ; les blessures ainsi occasionnées sont autant de points de développement de fusarioses, champignons pathogènes produisant des mycotoxines altérant la qualité de l’ensilage récolté en fin d’été.
UN PIC DE VOL 2019ENCORE LIMITÉ
Les premiers vols de pyrales du maïs ont été détectés dans la région au cours de la première semaine de juillet mais sont restés plus faibles que les années passées. A noter que les conditions météo de juin ont pu retarder l’émergence du papillon par manque de pluie. Les premières pontes visibles sur la face inférieure des feuilles débutent, à la faveur du temps chaud et humide actuel. L’observation de vos parcelles est donc conseillée afin d’évaluer la présence de l’insecte avant son éclosion en larves foreuses. Un micro-insecte au secours du maïs.
Pour limiter les usages des produits phytosanitaires, tout en protégeant efficacement les cultures, des méthodes de lutte alternatives existent. C’est le cas du trichogramme, un petit hyménoptère qui détruit les populations de pyrales dans les champs de maïs. Afin d’être efficace, le lâcher de ces micro-guêpes doit avoir lieu au moment des premières pontes de pyrales.

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Eure Agricole et Rurale se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les brèves
Prochaine brève

5 brève(s) » voir toutes

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

Voir tous

Voir tous

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 21 unes régionales aujourd'hui