L'Eure Agricole Et Rurale 04 décembre 2014 à 08h00 | Par JCD

La production de luzerne redynamisée

La production de luzerne déshydratée grimpe à 810 000 tonnes (+8 %) en 2014, dynamisée notamment par la vente en balles, selon Coop de France Déshydratation.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
Les surfaces en luzerne connaissent une augmentation, la première fois en 15 ans. Selon Jean-Pol Verzeaux, le président de Coop 
de France Déshydratation, ce regain d’intérêt est dû à des signaux favorables en provenance à la fois du marché et des politiques publiques mises en œuvre.
Les surfaces en luzerne connaissent une augmentation, la première fois en 15 ans. Selon Jean-Pol Verzeaux, le président de Coop de France Déshydratation, ce regain d’intérêt est dû à des signaux favorables en provenance à la fois du marché et des politiques publiques mises en œuvre. - © (D. Lucas)

« On regagne des hectares, avec en perspective une saturation des outils », a déclaré Jean-Pol Verzeaux, président de Coop de France Déshydratation, le 26 novembre en conférence de presse. L’objectif est d’augmenter les surfaces de 2 à 3 % par an jusqu’en 2020.
Cette évolution est favorisée par « Une stratégie de nouveaux produits et de nouveaux marchés », analyse Coop de France Déshydratation dans son rapport d’activité, qui pointe aussi des efforts de restructuration et le plan protéines européen.

« La luzerne a retrouvé une vraie place sur le marché », s’est réjoui Serge Faller, directeur général de Désialis, en soulignant la dynamique des ventes en balles. La coopérative s’oriente vers un nouvel investissement de 10 millions d’euros dans des presses et du stockage. Il s’agit d’équilibrer la production à 50-50 entre pellets et balles (contre deux tiers un tiers aujourd’hui). « Le marché des pellets est en stagnation, quand celui des balles progresse », a expliqué le patron de Désialis, qui affirme peser 80 % de la luzerne déshydratée à l’échelle nationale. Une tendance amenée à se poursuivre avec la fin des quotas laitiers, d’après lui. Les balles de luzerne sont particulièrement appréciées en termes de « couple protéines/fibre » pour l’alimentation des ruminants. « Leur prix est supérieur de 25 à 30 % par rapport aux pellets, a-t-il précisé. Mais il est moins soumis aux fluctuations que les autres matières premières. »

L’accent mis sur l’agronomie
Coop de France Déshydratation voit plusieurs explications au retour en grâce de la luzerne chez les agriculteurs : (...)


La suite de cet article dans l'Eure Agricole et Rurale du 04/12/14, page 3

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Eure Agricole et Rurale se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les ARTICLES LES PLUS...

Voir tous

la phrase de la semaine

Toutes les familles heureuses le sont de la même manière, les familles malheureuses le sont chacune à leur façon.

Léon Tolstoï

Le chiffre de la semaine
15
15 millions d’euros d’aides européennes sont disponibles pour la France pour le programme Fruits et Légumes à l’école, a rappelé Légumes de France le 3 avril. Malheureusement, les responsables de la filière craignent que les lourdeurs administratives ne rebutent les opérateurs pour utiliser ce dispositif.

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 20 unes régionales aujourd'hui