L'Eure Agricole Et Rurale 31 juillet 2014 à 08h00 | Par L'Eure Agricole et Rurale

La politique anti-nitrates renforcée, la mauvaise surprise de l’été

Une très forte extension des zones vulnérables a été annoncée par Ségolène Royale, le 23 juillet. Une mauvaise nouvelle pour au moins 63 000 exploitations agricoles.

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Contesté ou pas, ce nouveau dispositif est là pour répondre à la pression des autorités européennes très actives sur la qualité de l’eau.
Contesté ou pas, ce nouveau dispositif est là pour répondre à la pression des autorités européennes très actives sur la qualité de l’eau. - © (S. Leitenberger)

Les agriculteurs s’attendaient à un durcissement du zonage anti-nitrates mais pas à ce point là. Mercredi 23 juillet, Ségolène Royal annonçait la couleur en Conseil des ministres : 3 900 communes supplémentaires vont être classées en zones vulnérables au regard de la qualité des eaux. Rien moins que 63 000 exploitants seraient concernés. Régions plus particulièrement concernées : le Midi-Pyrénées, le Limousin, les Pays-de-Loire et le Centre.
Pourquoi une telle extension ?
D’une part, Bruxelles demandait que soit plus largement pris en compte le problème de l’eutrophisation des eaux (excès de végétation). Le gouvernement a donc conçu un critère, celui de 18 milligrammes de nitrates par litre d’eau, considéré comme un facteur d’eutrophisation. Analyses faites, c’est ce qui a conduit à rajouter 3 900 communes sur la liste de celles qui sont classées vulnérables.

18 milligrammes contestés
Ce critère de 18 milligrammes est unanimement contesté par les organisations agricoles, depuis la FNSEA jusqu’à la Confédération Paysanne en passant par l’APCA (chambres d’Agriculture). « C’est un chiffre qui n’a pas de base scientifique », regrette Eric Thirouin, membre du bureau de la FNSEA et président de la chambre d’Agriculture d’Eure-et-Loir. L’eutrophisation n’est pas due qu’aux nitrates, affirme Guy Vasseur, président de l’APCA, qui insiste aussi sur la responsabilité des phosphates,plutôt d’origine urbaine et sur le fait qu’un même critère est utilisé quel que soit le type de masse d’eau (continentale, littorale..).


(...)

La suite de cet article dans l'Eure Agricole et Rurale du 13/07/14, page 8

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