L'Eure Agricole Et Rurale 14 juin 2021 a 08h00 | Par JULIE PERTRIAUX

La ligne de teillage à étoupes permet de vendre les fibres courtes.

La société SA TBL (Teillage Brille Lamerant) est équipée d'une teilleuse à étoupes depuis septembre. La machine permet à la structure de commercialiser en Chine cette partie de la fibre. L'Europe, via la Région Normandie, a subventionné près de 20 % du projet.

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La ligne de teillage à étoupes est installée à la linière du Ressault, au Neubourg
La ligne de teillage à étoupes est installée à la linière du Ressault, au Neubourg - © JP

Mardi 1er juin, élus et professionnels ont visité le site du Neubourg.

« Dans le lin, c'est comme dans le cochon, tout est bon », s'amuse Jean-Louis Maurice, président directeur général de la Linière du Ressault. Mardi 1er juin, l'homme guide un groupe d'élus dans les dédales du teillage. Il est accompagné des responsables de la société TBL, le « couple franco-belge » Jean-Paul Brille et Marnix Hanson, qui teille à façon pour la linière. La visite commence par la chaîne de teillage « classique », où sont extraites les fibres longues. La linière en compte trois. « Il reste les étoupes, soit des fibres courtes, et les anas, qui sortent en bout de chaîne. »


Moins de 10 % d'impuretés

Anas et étoupes étaient, jusqu'à il y a encore un an, vendus en Chine où ils étaient triés. Le fil, plus grossier est transformé en linge de maison, tissu d'ameublement. Les anas se retrouvent dans les litières animales, les portes coupe-feu et autres plaques de composites. Le hic, c'est que les Chinois veulent des « étoupes propres », c'est-à-dire sans résidus d'anas. « En juillet 2019, ils ont durci leurs exigences et leur gouvernement refuse les étoupes depuis neuf mois », relate Jean-Paul Brille. Jean-Louis Maurice abonde : « Ils sont nos acheteurs majoritaires. Ils font leur loi ». C'est dans ce contexte que SA TBL a décidé d'investir dans une ligne de teillage à étoupes. La machine, longue d'une soixantaine de mètres, équipée de quatre tambours et quatre secoueurs, étire et secoue les fibres courtes afin de les séparer des anas. « On récupère à la sortie une matière travaillable immédiatement. Un de nos contremaîtres classe les étoupes selon leur qualité, qui définit son prix de vente. L'acheteur valide le classement », décrit Jean-Louis Maurice. La machine a une capacité de 1 500 kg/h. Son coût : 1,2 million d'euros, dont 219 700 Ä pris en charge par l'Europe via la Région Normandie. « Les étoupes, avec moins de 10 % d'impuretés, sont vendues entre 0,5 Ä/kg et 1,10 Ä/kg. Le retour aux liniculteurs sera calculé en fin d'année », avance Jean-Paul Brille.

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