L'Eure Agricole Et Rurale 23 décembre 2014 à 08h00 | Par L'Eure Agricole

La fusion avec Cap Seine : rendez-vous en janvier 2015

La coopérative ovine a tenu son assemblée générale, le 17 décembre à Valliquerville près d’Yvetot (76). Sans quorum, ni les comptes, ni l’engagement pour la fusion n’ont pu être actés. Ce n’est que partie remise... fin janvier 2015.

Abonnez-vous Réagir Imprimer
 (© F.Carbonell) Jean-Charles Deschamps, le vice-président de Cap Seine, a naturellement apporté quelques  éclairages, notamment autour de la vie actuelle des sections qui forment l’ossature de la coopérative. (Cf Eure Agricole et Rurale du 25/ © FC  © FC

Les six premiers mois de l’exercice de la coopérative Ovins 27 ne sont pas bons. Avec un déficit, au 30 juin 2014, de - 104 027 € on ne peut pas dire que la situation soit idéale. La faute essentiellement au volume d’animaux commercialisés en baisse très sensible. La crise qui a secoué la coopérative lors de ces derniers mois a laissé des traces, quoi qu’on en dise. Pour autant, le rapprochement avec Cap Seine a eu le mérite de mettre tout à plat, que ce soit en termes d’organisation interne ou  de commercialisation. Ce n’est pas un luxe si l’on s’en tient à l’analyse de quelques éléments d’une situation bien compliquée au regard de quelques chiffres comparés. Ainsi, en volume commercialisé, le premier semestre 2013, aura été catastrophique avec un  - 26 %. Quant au premier semestre 2014, il est encore en baisse (- 12,8 %) mais l’hémorragie semble stoppée.

Cap Seine d’abord prestataire...
Face à cela, l’équipe dirigeante a alors travaillé les moyens de relancer son outil coopératif. Des mesures ont été prises, notamment dans l’organisation interne, avec des choix effectués autour de l’effectif global de la coopérative. Pas facile mais les choses ont avancé, même si l’impact sur les finances, dans un premier temps, n’est pas neutre.  Autre élément déterminant qu’Ovins 27 doit revoir : la marge non maîtrisée sur chaque animal commercialisé durant le premier semestre 2014. Tous ces aspects sont autant d’explications  pour comprendre les aléas financiers de ce dernier semestre. D’où, dans un premier temps, le rapprochement avec Cap Seine comme prestataire...          
(...)


Savoir-faire, compétences et solidité financière furent autant de qualités mises en avant ce mercredi par le président Bignaux pour expliquer ce choix.

(...)
Un constat réaliste qui incite logiquement son équipe à pousser la réflexion plus loin. Celle de la fusion même si, dans son rapport moral, le président l’évoque en l’amenant autrement... « La nécessité de faire appel à des compétences de plus en plus « pointues » dans différents secteurs comme ceux de la DRH, de la comptabilité, de la gestion ou du commercial amène à terme les petites structures comme la nôtre à s’appuyer sur des entités de taille supérieure... »

(...)
« Je vais faire un rapide sondage... » lance Pierre Bignaux à l’assemblée... « Qui est contre l’idée d’une fusion ? »  Comme prise au dépourvue, l’assemblée ne réagit pas, ou peu... Pas d’opposition frontale ni de consentement absolu. Le temps de la réflexion, sans doute.


(...)


« Nous sommes à la croisée des chemins. Il nous faudra trancher mais ce n’est pas aujourd’hui que nous pouvons le faire. Nous allons convoquer une nouvelle assemblée générale pour la fin janvier... » conclut Pierre Bignaux.

 

 


Retrouvez cet article dans son intégralité dans l'Eure Agricole et Rurale du 25/12/14, page 04

Réagissez à cet article

Attention, vous devez être connecté en tant que
membre du site pour saisir un commentaire.

Connectez-vous Créez un compte ou

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs. L'Eure Agricole et Rurale se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises,

Les ARTICLES LES PLUS...

la phrase de la semaine

Toutes les familles heureuses le sont de la même manière, les familles malheureuses le sont chacune à leur façon.

Léon Tolstoï

Le chiffre de la semaine
15
15 millions d’euros d’aides européennes sont disponibles pour la France pour le programme Fruits et Légumes à l’école, a rappelé Légumes de France le 3 avril. Malheureusement, les responsables de la filière craignent que les lourdeurs administratives ne rebutent les opérateurs pour utiliser ce dispositif.

À LA UNE DANS LES RÉGIONS

» voir toutes 22 unes régionales aujourd'hui