L'Eure Agricole Et Rurale 03 juillet 2014 à 08h00 | Par chambre d'Agriculture de l'Eure

L’expérimentation pour répondre aux enjeux de demain

Les plateformes d’essais de la chambre d’Agriculture de l’Eure sont riches d’enseignements.Retour sur ces rendez-vous toujours très attendus.

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La chambre d’Agriculture de l’Eure a mis en place  6 essais désherbages  cette année. (© (chambre d’Agriculture 27))  © (chambre d’Agriculture 27)  © (chambre d’Agriculture 27)

Cette année, la chambre d’Agriculture de l’Eure et les GDA ont organisé trois plateformes d’essais, au sud, à l’est et à l’ouest du département. Les parcelles visitées et les ateliers proposés ont permis aux agriculteurs présents de faire le point sur les actualités techniques du moment, de parler modulation intraparcellaire et de découvrir une parcelle agroforestière. Des rendez-vous incontournables, riches en informations techniques ! Retour sur les enseignements de cette année.


L’agroforesterie euroise se développe

Lors de la visite de la plateforme d’essais du 13 juin, les agriculteurs ont visité la parcelle de Pierre Gegu. Implantée il y a 4 ans, cette parcelle agroforestière associe cultures annuelles  et plantation de bois d’œuvre. Un projet murement réfléchi.L’agroforesterie est une technique agricole qui associe sur une même parcelle une culture annuelle et des plantations d’arbres avec un objectif de production de bois d’œuvre. Ce n’est pas un boisement des terres agricoles. En agroforesterie, les arbres font partie intégrante du système de production.La chambre d’Agriculture de l’Eure développe depuis 2008 une expertise permettant d’accompagner les agriculteurs désirant mettre en œuvre de tel système de production dans la région. Vingt-cinq agriculteurs ont été accompagnés en Haute Normandie, dans la définition de leur projet (caractérisation du système de culture, du contexte pédoclimatique, choix des essences, définition du plan de plantation…), la recherche de partenaires financiers et la mise en œuvre opérationnelle. Ce sont ainsi plus de 45 hectares qui ont été plantées dans la région.Les plantations comprennent diverses essences : noyer, merisier, cormier, alisier torminal, érable sycomore, frêne, robinier... Les lignes d’arbres sont le plus souvent distantes de 26 m. Et ce afin de permettre une gestion rationnelle de l’espace cultivé, avec un arbre tous les 10 m environ sur la ligne. Compte tenu du pas de temps très long d’un tel projet, le travail en amont de définition des essences, de structuration de la plantation est essentiel.

Yann Pivain
Chambre d’agriculture 27


Agir contre le salissement des parcelles

La campagne 2013-2014 ne déroge pas à la règle des insatisfactions en matière de lutte anti-graminées. 
Population de graminées à gérer en augmentation, simplification des rotations, utilisation des mêmes modes d’action herbicides, positionnement des interventions, solutions chimiques efficaces de moins en moins nombreuses, progression des situations d’échec et de résistance en sont les raisons principales. La lutte chimique ne suffit plus aujourd’hui. Devant des situations de plus en plus complexes, il est primordial de déterminer les matières actives et les programmes les plus efficaces en complément de leviers agronomiques. La chambre d’Agriculture de l’Eure a mis en place 6 essais désherbages cette année. Quatre essais désherbages d’automne respectivement sur Ray grass et vulpin mais également deux essais sur les désherbages de printemps avec des fortes infestations de vulpins. 
Sur les deux plateformes, les agriculteurs ont pu visiter un essai vulpin à l’Est avec notamment un faux semis et un décalage de la date de semis. Cette technique à elle seule réduit de 40 % l’infestation de vulpin. En la combinant à la meilleure modalité chimique, il est possible d’obtenir une parcelle propre. A l’ouest, l’essai ray-grass d’Harcourt a montré l’intérêt des programmes d’automne pour ne pas pénaliser le blé. Les solutions de printemps restent très limitées et de moins en moins efficaces. Les échanges furent nombreux car les questions sur le salissement sont devenues depuis plusieurs années la préoccupation majeure des agriculteurs. De plus avec l’évolution de la réglementation, les usages de certaines matières actives tel que les Urées se limitent. Samuel Rello, Conseiller Chambre d’agriculture-GDA

Retrouvez la suite de cet article :


- Des techniques de travail du sol  en expérimentation
- Pulvérisation et modulation : faire les bons choix
- Protéines : le choix variétal, un levier à ne pas négliger

 


Dans l'Eure Agricole et Rurale du 03/07/14, pages 22 et 23.

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